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June 16, 2024
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6. L’estomac. Gastrite.

Les différents éléments de l’estomac humain

L’estomac (en grec ancien στόμαχος) est la portion du tube digestif en forme de poche, située entre l’œsophage et le duodénum. L’estomac reçoit les aliments mâchés dans la bouche et déglutis dans l’œsophage. Chez l’être humain, l’organe est en forme de J majuscule, à l’âge adulte il fait 15 cm de haut, contient 0,5 l à vide, et peut contenir jusqu’à 4 litres. L’estomac est en rapport anatomique avec le foie (à droite), la rate (à gauche), le pancréas (en arrière), le diaphragme (en haut) et les intestins (en bas). Il est situé au dessus du mésocôlon (étage sus-mésocolique).

La branche de la médecine qui s’occupe de l’estomac est la Gastro-entérologie.

Fonctions

L’estomac permet d’assurer la digestion par sa fonction mécanique (brassage) et chimique, en mélangeant les aliments aux sucs gastriques (eau, acide chlorhydrique, enzymes). Pour une digestion idéale, le pH de l’estomac est compris entre 1,5 (pendant la nuit) et 5 (en début de digestion) : les enzymes gastriques fonctionnent à pH acide.

Le produit de la transformation par l’estomac est une pâte, appelée chyme qui se déverse dans l’intestin grêle.

La durée de la digestion dans l’estomac varie environ entre deux et six heures.

 

Anatomie et physiologie de l’estomac

L’estomac se caractérise de face par une forme en J et présente une ouverture en haut, le cardia qui permet la jonction avec l’œsophage. Il comprend le sphincter oesophagien inférieur et le pylore à sa sortie vers le duodénum en bas. On distingue deux courbures :

· la petite courbure (à droite) vascularisé par les artères et veines gastriques gauche et droite ;

· la grande courbure (à gauche) vascularisé par les artères et veines gastro-épiploïques gauche et droite.

L’estomac est composé de trois parties de haut en bas, dont les muqueuses sécrètent toutes du mucus protecteur contre une auto-digestion :

· le fundus ;

· le corps de l’estomac, qui est le seul à sécréter de l’acide chlorhydrique et des pepsines (probablement 8 différentes selon les chromatographies). Sous l’effet de ces sécrétions, les aliments protéinés commencent leur transformation qui libère des polypeptides de façon modérée. Cette décomposition joue en revanche un rôle majeur pour la transformation des particules alimentaires de taille plus ou moins réduite après la mastication. Les lois des rapports surface/volume d’un objet permettent de comprendre que plus une particule est petite et plus sa surface relative au volume est grande. Pour le jeu enzymatique du pancréas, cette surface est le lieu de contact indispensable à l’efficacité : pour digérer une certaine masse, il faut théoriquement une quantité idoine d’enzymes, mais plus la surface de contact est faible par rapport au volume et plus la sécrétion demandée sera importante ;

· l’antre, qui ne sécrète ni enzymes ni acide chlorhydrique, mais qui reçois ces produits avec les aliments, continuant la décomposition commencée plus haut.

Entre l’antre et le corps existe une zone de striction permanente, sorte de sphincter fonctionnel limitant les passages du haut vers le bas. L’estomac est constitué, de la surface vers la profondeur, de plusieurs couches : le péritoine le recouvre presque totalement en surface, puis viennent trois couches musculaires (longitudinale, oblique et circulaire), et la muqueuse interne posée sur son chorion conjonctif. Pour commander le travail de ses muscles, l’estomac possède son système nerveux pariétal propre, situé un peu plus bas que le milieu dans la grande courbure, et ce pace maker rythme les contractions de la partie inférieure (antre et pylore : la pompe). Il est modulé par les systèmes sympathique et parasympathique. Rôles et fonctions : 1) Le cardia empêche les reflux vers le haut qui provoqueraient des brûlures de l’œsophage : celui-ci n’est pas protégé contre l’acide chlorhydrique sécrété à pH 0,9 dans l’estomac. Le reflux peut aller jusque dans la bouche et abîmer les dents. Au passage, il peut aussi irriter les voies respiratoires par fausse route – surtout la nuit ou en se penchant – produire de la toux, et peut-être aussi des apnées de défenses. 2) La partie inférieure (pylore) comprend le muscle sphincter pylorique, qui permet la sortie cadencée du chyme gastrique dans le duodénum.

Le rôle principal de ce muscle est de restreindre le passage de particules alimentaires de taille supérieure à 0,5 mm. Ce n’est qu’en fin de digestion que l’estomac vidange ce qui n’a pas été réduit par le travail des enzymes et le brassage mécanique puissant, en désespoir de cause, confiant le travail non fait à son suivant principal : le pancréas, organe le plus compétent de la digestion, capable comme l’estomac de réduire la taille des particules et des protéines alimentaires, mais aussi de continuer la digestion des graisses (lipides) et des sucres complexes (hydrates de carbone, amidon par exemple) commencée dans la cavité orale (ptyaline pour les sucres complexes et lipase linguale pour les graisses). Le deuxième rôle important du pylore est le comptage des calories : contrairement à la vision admise, un estomac efficace est un estomac lent. Les plus gros troubles digestifs sont dus à l’envahissement de l’intestin par une masse importante d’aliments non transformés par l’estomac.

Le modèle extrême est le dumping syndrome après gastrectomie. Une autre effet néfaste est l’arrivée massive de calories dans le sang (la digestion pancréatique normale est explosive et la résorption dans le duodénum dans la première demi-heure est de 10% des sucres, 7% des lipides et 4% des protéines sur le total du repas) avec diverses conséquences (hyperglycémie puis hypoglycémie réactionnelle, hypercholestérolémie et hypertriglycéridémie …) La richesse calorique est analysée dans le duodénum et donne lieu à des rétro-actions réglant l’éjection pylorique. Le but est de donner à l’estomac un rôle de garde-manger pour l’activité quotidienne. Déclenché par divers mécanismes après l’entrée des aliments (hormones locales telles la gastrine, système nerveux parasympathique avec la terminaison des deux nerfs crâniens pneumogastriques) le travail de la partie éjectante se fait au rythme de trois vagues par minute pendant la digestion. Les vagues se heurtent au pylore, une petite éjection passe dans le bulbe du duodénum, le reste remonte en direction du barrage constitué par une zone de striction permanente située entre l’antre et la partie haute (fundus – corps). Si la partie éjectante est toujours le lieu d’un tonus musculaire la maintenant aplatie lorsque l’estomac est vide, la partie haute est toujours ouverte (elle est logée sous la demi-coupole du diaphragme gauche, sous le cœur) , même en l’absence d’aliments, et forme une poche d’air renvoyé lors du remplissage des repas. Cette partie haute, contrairement à l’antre, est le lieu d’une relaxation adaptative au volume du repas : elle se détend pour recevoir, et les aliments se déposent en couches horizontales. La zone de striction maintenue par le tonus musculaire forme, comme un sphincter, un passage contrôlé du contenu digestif : le passage vers l’antre donne des résultats divers selon le moment de la digestion. Les liquides, même bus en fin de repas sortent les premiers. Les aliments mélangés par la préparation culinaire et le broyage masticatoire décantent progressivement : la partie semi-pâteuse reste en bas tandis que les graisses montent, étant de densité moindre. Elles seront les dernières à sortir.

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L’estomac

Mécanismes de contrôle de l’évacuation de l’estomac

Histologie

Les trois parties de l’estomac sont :

· le fundus : hydratation du bol alimentaire ;

· le corps : il comporte les cellules pariétales (cellules bordantes) qui synthétisent l’acide chlorhydrique (HCl), les cellules à mucus pour la protection de la paroi stomachale et les cellules principales qui sécrètent le pepsinogène (précurseur de la pepsine). Les cellules du corps sont sensibles à la gastrine (augmente les sécrétions) ;

· l’antre : paroi à prédominance motrice pour permettre un bon brassage des aliments, produit la gastrine.

Cette section est vide, pas assez détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Contrôle de la sécrétion et mobilité

L’estomac comporte :

· le cardia qui entoure l’orifice d’entrée,

· le pôle supérieur ou fundus ou encore grosse tubérosité, forme un dôme qui reçoit les gaz contenus dans les aliments,

· le corps est la portion moyenne,

· l’antre se rétrécit pour former le pylore,

· le pylore qui constitue un essor de chyme vers le duodénum.

Les sécrétions gastriques sont le fait des glandes gastriques spécialisées qui comportent diverses cellules sécrétrices en fonction de leur localisation dans l’estomac.

Ainsi, les glandes du cardia produisent plutôt du mucus tandis que celles du corps produisent du mucus, du pepsinogène (enzyme inactive qui est transformée en pepsine active), de l’acide chlorhydrique et des hormones gastriques. Le pylore produit principalement de la gastrine.

Maladies

L’estomac est le siège de nombreuses maladies, congénitales ou acquises :

· agénésie

· cancers

· ulcères, consécutifs à une infection à Helicobacter pylori, un stress ou à la prise d’anti-inflammatoires

· retournement de l’estomac (chez les chiens)

Grands types d’estomac

On distingue :

· les Animaux monogastriques, qui n’ont qu’une seule poche stomacale. Cette appellation définit des herbivores dont l’estomac n’est pas comparable à celui des ruminants (moutons, par exemple). L’Homme est « monogastrique » ;

· les ruminants dont l’estomac est composé de quatre cavités en série :

la panse est une grande poche, contenant de l’herbe, et dont la régurgitation du contenu entraîne la rumination. Elle permet également une digestion par fermentation bactérienne,

le bonnet : renferme des bactéries et des protistes mutualistes qui s’attaquent au repas riche en cellulose. Ces microorganismes libèrent comme sous-produits métaboliques des acides gras dans le chyme,

le feuillet : Les matières ruminées passent dans le feuillet où leur eau est extraite,

la caillette : Les matières ruminées passent dans la caillette pour y être digérées par les propres enzymes du ruminant.

Dimensions moyennes (estomac d’adulte):

– Longueur : 25 cm.          – Largeur : 12 cm.

– Epaisseur : 8 cm.            – Capacité : 1 à 1,5 l.

Gastrite

Définition

Le terme de gastrite désigne l’inflammation de la muqueuse de l’estomac.
Il faut différencier la gastrite aiguë, le plus souvent réversible et de courte durée, de la gastrite chronique, maladie peu réversible ayant tendance à s’installer parfois définitivement. La gastrite chronique est souvent due à la présence d’une bactérie, helicobacter pylori, installée sur la muqueuse de l’estomac.

La gastrite chronique atrophique est de plus en plus élevée après l’âge de 50 ans et plus fréquente au fur et à mesure que le patient vieillit.

 

La gastrite occasionne des changements au niveau de la muqueuse gastrique (de l’estomac), à type de modification des glandes (petits organes destinés à sécréter des liquides favorisant la digestion entre autres) qui vont s’atrophier ou être remplacées par d’autres variétés de glandes comme celles que l’on trouve dans le duodénum (partie de l’intestin grêle).

Symptômes

La plupart des patients ne présentent pas de symptômes, d’autres se plaignent de

· Brûlures épigastrique (au creux de l’estomac).

· Pesanteurs.

· Ballonnements parfois rythmés par les repas, ou sans rapport avec eux.

· Somnolence.

· Anorexie (perte de l’appétit).

· Nausées

· Vomissements.

· Douleurs de la zone épigastrique.

Traitement

En l’absence de signes cliniques, aucun traitement n’est utile.
Il est nécessaire d’effectuer une surveillance régulière afin de détecter précocement l’évolution vers le cancer.

· Soins dentaires réguliers

· Suppression du tabac, de l’alcool, des aliments irritants (épices)

· Plâtrage de l’estomac avec des argiles.

Parfois, l’utilisation d’anxiolytiques (sédatif) permet de diminuer les symptômes.
Antibiotiques pour détruire helicobacter pylori : Amoxicilline et la Clarithromycine. 
e traitement est efficace dans 90 % des cas environ.

L’ulcère à l’estomac

 

L’ulcère à l’estomac, connaître les causes de cette maladie : Une personne sur dix développera un ulcère d’estomac ou ulcère de duodénum au cours de sa vie. En france, elle concerne 10 à 15% de la population masculine et 4 à 5% de la population feminine. Cette infection touche le plus souvent les personnes âgées de 30 à 45 ans. Il est la cause dans 1/3 des cas des douleurs lancinantes et de sensation de brûlures. Cependant la moitié des ulcères n’ont aucun symptômes. Diagnostiqué l’ulcère le plus tôt possible, permet de bien suivre et traiter cette maladie afin d’éviter des complications qui peuvent aller jusqu’à l’hémorragies ou la perforation.
         C’est quoi cette maladie : L’ulcère entraîne des trous dans la muqueuse de l’estomac. Cette muqueuse de l’estomac très épaisse sert à protéger l’estomac des sucs gastriques qui sont utilisés pour dégrader et digérer les aliments que nous avalons.
          Il arrive donc que cette paroi subisse des lésions très douloureuses et cette perte de muqueuse de quelques millimètres entraîne donc l’apparition de l’ulcère.

Auparavant, l’ulcère à l’estomac était attribué au stress, à l’alimentation épicée. Depuis, on a pu identifier la cause de cette maladie. 80% de la maladie est causée par la présence de bactérie appelée Helicobacter pylori dans l’estomac qui infecte la muqueuse gastrique. D’autre part, la prise de médicament dit gastro-toxique comme l’aspirine ou des anti-inflammatoires peut aussi favoriser l’apparition de l’ulcère.

Il existe deux types d’ulcère d’estomac : Ulcère du duodénum : Ce type d’ulcère touchent 90% des malades. Il se situe entre l’estomac et l’intestin grêle. Il est aussi le plus facile à soigner. Le deuxième type d’ulcère est l’ulcère gastrique qui est plus rares et plus graves. Il nécessite plus de surveillance.

Les symptômes liés à l’ulcère de l’estomac : Un des symptômes le plus parlant est l’apparition d’une douleur épigastrique persistante. Cette douleur est souvent calmée par l’alimentation en abaissant l’acidité gastrique mais réapparaît au bout de quelques heures. D’autres facteurs de risque sont à apprendre en compte notamment l’âge, le stress, l’alcool. Le dépistage de l’ulcère se fait en général à l’hôpital avec l’aide d’une endoscopie.

En cas de crise, évitez les aliments tel que les épices fortes, le poivre noir, le citron, le vinaigre, le thé, les fromages fermentés, les viandes grasses et fibreuses, les viande en conserve, les légumes crus, les boissons alcoolisées et gazeuses, le tabac.

Le traitement de l’ulcère : Le traitement les plus souvent prescrits est basé sous antibiotiques pour éliminer les bactéries pilori et des anti-sécrétion pour neutraliser l’acidité gastrique dans l’estomac. Cependant, il faut savoir que certains patients sont résistants aux antibiotiques et voit réapparaître l’ulcère au bout de quelques années. C’est pourquoi, il est important de se faire suivre après le traitement même si l’examen de fibroscopie est douloureux.

Une alimentation saine permet aussi de prévenir la maladie. Pensez donc à manger équilibrer et privilégier les fruits et légumes. Pour les personnes qui prennent des anti-inflammatoires pour prévenir les risques de crise cardio-vasculaire, il est important de consulter. Votre docteur pourra vous prescrire des médicaments protecteurs qui permettent de prévenir l’acidité gastrique s’il y a un risque d’apparition d’ulcère d’estomac.

 Qu’est-ce que le cancer 

 La vie commence toujours à l’intérieur d ‘une cellule qui se divise et se multiplie avant de se différencier. Les cellules normales fonctionnent entre elles de manière synchrone et harmonieuse. Elles se rassemblent pour former des tissus bien différenciés qui formeront eux-mêmes les organes du corps.

La maladie cancéreuse apparaît lorsqu’une partie des cellules normales commencent à se transformer et à se diviser de façon anarchique pour devenir malignes ou dangereuses. Si les mécanismes de défense du corps ne sont pas capables de détruire ces cellules malades, leur nombre continue d’augmenter pour former une tumeur, tout d’abord bien délimitée. Avec le temps, cependant, la tumeur va envahir les tissus voisins pour les détruire progressivement. Les cellules cancéreuses peuvent également utiliser la voie lymphatique ou sanguine pour atteindre des régions du corps très éloignées de leur point de départ, où elles formeront de nouvelles tumeurs appelées métastases.

Le mot ” cancer ” est un terme générique qui désigne près de 150 types de tumeurs différentes affectant les divers organes du corps, le tissu myéloïde (ou moelle osseuse) qui fabrique les cellules du sang ainsi que le système lymphatique.

Si le cancer est la deuxième cause de décès en Suisse, suivant de près les maladies cardio-vasculaires, il n’est pas toujours mortel puisque plus de la moitié des 30000 personnes atteintes chaque année guérissent définitivement. Il faut savoir en outre que les chances de guérison augmentent dans tous les cas où la tumeur est encore bien délimitée. C’est pourquoi il est essentiel de détecter et traiter les maladies cancéreuses à un stade précoce.

 

 

Le cancer de l’estomac

Les tumeurs malignes de l’estomac peuvent surgir de façon abrupte (type intestinal) ou sous une forme plus diffuse (type diffus). D’autres types de tumeurs gastriques, plus rares, se manifestent essentiellement sous la forme d’un lymphome malin (cancer touchant le système lymphoïde, où sont fabriquées les cellules de défense du corps).

Fréquence

Le cancer de l’estomac touche environ 1100 personnes chaque année en Suisse (16 sur 100000), plus souvent les hommes que les femmes. Dans 30 pour cent des cas, le diagnostic est posé chez des personnes âgées de 50 à 70 ans, dans 60 pour cent des cas chez des personnes plus âgées.

Le cancer de l’estomac a toujours été très fréquent en Asie du sud-est (Japon) et en Europe centrale, beaucoup plus que dans les autres régions du monde. Depuis quarante ans, on constate cependant une régressioette et générale de ce type de cancer, en Suisse comme ailleurs, sans pour autant en connaître les raisons. Il semble cependant que les modifications environnementales et l’évolution des habitudes de vie jouent un rôle important à cet égard, notamment l’utilisation du réfrigérateur, l’augmentation de la consommation de vitamines, ainsi que l’amélioration du traitement de l’eau.

Symptômes

Au début, le cancer de l’estomac ne provoque pratiquement aucun symptôme. De plus, les symptômes du cancer de l’estomac ne sont jamais caractéristiques, ce qui rend le diagnostic précoce encore plus difficile. Il faut savoir en effet que des symptômes tels la sensibilité aux aliments acides ou autres (” estomac sensible “), les lourdeurs gastriques, les douleurs épigastriques (dans la région supérieure de l’abdomen), la fatigue, la perte de poids ou d’appétit, ainsi que l’anémie peuvent se manifester dans de nombreuses autres maladies. Au stade avancé, toutefois, les cancers provoquent des troubles de la déglutition lorsqu’ils sont localisés dans la portion supérieure de l’estomac, et des vomissements répétés lorsqu’ils se situent dans la portion inférieure. Enfin, l’hémorragie massive peut constituer le premier symptôme du cancer de l’estomac.

Causes

Le risque du cancer de l’estomac augmente chez les personnes qui consomment beaucoup d’alcool, de sel, d’aliments apprêtés en saumure, fumés et riches en graisses, ou d’eau contenant une grande quantité de nitrates. L’hérédité joue également un rôle dans les cancers de type diffus.

Prévention et détection précoce

Il semble aujourd’hui que les améliorations apportées à notre mode d’alimentation, aux méthodes de conservation des aliments et à la qualité de l’eau ont une action préventive sur le cancer de l’estomac.

On l’a dit, le diagnostic précoce du cancer de l’estomac est difficile parce que la maladie ne provoque pratiquement pas de symptômes au début. C’est pourquoi toutes les personnes qui souffrent de douleurs ou d’un autre symptôme pendant plus de deux ou trois semaines devraient consulter un médecin afin d’exclure la présence d’un cancer au moyen d’une gastroscopie.

Quant aux personnes qui ont un risque élevé de cancer de l’estomac, par exemple celles qui souffrent d’une anémie pernicieuse ou qui ont été opérées depuis longtemps d’une tumeur gastrique bénigne, elles devraient se soumettre à des examens préventifs. Il faut savoir en effet que si le risque de cancer diminue pendant les quinze premières années suivant une opération (parce que la surface de l’estomac est moins grande), il augmente ensuite considérablement.

Enfin, les personnes qui souffrent d’une tumeur bénigne de l’estomac ou d’une gastrite chronique, devraient se faire suivre régulièrement par leur médecin jusqu’à leur guérison complète, même si ces affections ne comportent pas de risque réel de développer un cancer.

Confirmation du diagnostic

Le diagnostic est confirmé au moyen d’une gastroscopie (examen direct de la cavité à l’aide d’un instrument souple introduit dans l’esophage) et d’un examen histologique réalisé sur des cellules prélevées directement sur la muqueuse gastrique (biopsie). La gastroscopie permet de détecter de toutes petites tumeurs cancéreuses à un stade précoce, des tumeurs bénignes ou d’autres lésions sur la muqueuse gastrique. Pour connaître exactement la localisation et l’étendue de la tumeur, on peut aussi pratiquer une radiographie de l’estomac à l’aide d’une substance opaque aux rayons X (transit baryté). Quant aux ultrasons et au scanner, ils sont surtout utilisés comme techniques complémentaires, afin de déceler d’éventuelles métastases et de planifier un traitement adéquat.

Traitement

Le choix du traitement dépend de la localisation et du stade de la tumeur. Les cancers aux stades précoces ne dépassent pas la couche de la muqueuse et le tissu conjonctif qui la relie à la tunique musculeuse. A un stade plus avancé, qui correspond malheureusement très souvent à la découverte de la tumeur, le cancer a déjà envahi voire traversé les muscles.

Le seul traitement dont nous disposons aujourd’hui pour soigner le cancer de l’estomac est la chirurgie, l’ablation partielle de l’estomac se révélant généralement suffisante pour ôter les petites tumeurs. Cependant, si le cancer est déjà étendu, il faut enlever tout l’estomac et parfois les organes voisins (la rate, un segment de l’intestin, le foie ou le pancréas).

L’ablation complète de la tumeur et des ganglions avoisinants peut être complétée par une irradiation locale ou une chimiothérapie. Enfin, les personnes dont la tumeur s’est étendue dans la cavité abdominale peuvent bénéficier d’une chimiothérapie combinée (association de plusieurs médicaments) qui permet de diminuer les symptômes.

Suivi médical et séquelles

Les personnes qui ont subi une ablation partielle ou totale de l’estomac doivent suivre un régime alimentaire sous la forme de plusieurs petits repas répartis au cours de la journée. Par ailleurs, sans estomac, le corps ne peut plus assimiler la vitamine B12 contenue dans les aliments, malgré ses réserves qu’il épuise en trois ou cinq ans. A ce moment, la personne opérée doit recevoir une substitution de cette vitamine sous la forme d’une injection intramusculaire tous les trois mois.

Chances de guérison

Les cancers de l’estomac décelés à un stade précoce, c’est-à-dire quand ils n’ont pas encore traversé la muqueuse gastrique, ont de bonnes chances de guérison. Malheureusement, le cancer est souvent découvert plus tardivement, lorsqu’il a déjà envahi la tunique musculeuse. Seules 30 pour cent des personnes qui ont des métastases dans les ganglions lymphatiques vivent encore cinq ans après l’opération. L’atteinte de la cavité abdominale aggrave ce pronostic. Le traitement est alors uniquement palliatif : il permet de conserver une vie décente tout en diminuant les symptômes, mais n’apporte pas la guérison.

La recherche aujourd’hui

Les chirurgiens tentent de savoir si certaines personnes pourraient bénéficier d’une excision élargie des ganglions lymphatiques, et dans quelle mesure cette intervention augmenterait les risques opératoires. Quant aux scientifiques, ils poursuivent leurs efforts afin d’améliorer l’efficacité de la chimiothérapie adjuvante après les interventions lourdes et cherchent à savoir si elle pourrait être plus efficace si elle était instaurée déjà avant l’opération. De nouveaux types de chimiothérapies combinées sont d’ores et déjà en cours d’étude et nous donnent toutes les raisons d’espérer augmenter un jour l’efficacité du traitement du cancer de l’estomac.

Répartition des cas mortels en Suisse

(par groupes d’âge de quatre ans en moyenne, 1990-1993)

Chaque année en Suisse, 800 à 900 personnes meurent d’un cancer de l’estomac. Cette maladie est responsable du 5,4 pour cent des décès par cancer chez l’homme, qui sont estimés à 9200, et du 5 pour cent des décès par cancer chez la femme, qui sont estimés à 7300. Le graphique montre l’âge des personnes atteintes d’un cancer de l’estomac au moment de leur décès.

Pourquoi fait-on un ulcre gastrique ou duodénal

L’ulcère duodénal ou gastrique résulte d’un déséquilibre en un point précis de la muqueuse, entre des facteurs d’agression (sécrétions acide et peptique) et des facteurs de défense (mucus, épithélium de surface, vascularisation muqueuse, faculté de la muqueuse а s’opposer а la rétrodiffusion des ions H+ et prostaglandines). Il est généralement admis que dans l’ulcère duodénal, le facteur dominant est l’agression chlorhydropeptique alors que dans l’ulcère gastrique c’est l’altération de la muqueuse gastrique. Ce déséquilibre résulte de l’intrication de différents facteurs génétiques et d’environnement.

Parmi ces derniers, on peut agir sur les suivants :

– l’infection а H. pylori, qui est présente dans 85 % des cas d’ulcère gastrique et dans 95 % des cas d’ulcère duodénal, contre 30 % dans la population générale. Un sujet infecté sur six développe un ulcère duodénal. L’infection favorise l’ulcère gastrique par l’intermédiaire de la gastrite qu’elle entraоne et l’ulcère duodénal en colonisant des zones de métaplasie antrale au niveau du duodénum, en augmentant la gastrinémie et peut-кtre la sécrétion acide ;

– la prise d’AINS et d’aspirine ;

– le tabac.

L’ulcère est-il une maladie fréquente

L’ulcère duodénal était jusqu’au début des années 1990 une maladie fréquente (8 % environ de la population active), plus souvent rencontrée chez l’homme que chez la femme (trois cas pour un). L’ulcère duodénal est beaucoup plus fréquent que l’ulcère gastrique (quatre cas pour un) et affecte des sujets plus jeunes. L’incidence des ulcères est en diminution marquée ces dernières années.

Quels symptômes peuvent accompagner un ulcère 

L’ulcère (duodénal ou gastrique) se révèle par un syndrome ulcéreux et, plus rarement, par une brыlure épigastrique ou un syndrome dyspeptique, des vomissements, une hémorragie, une perforation, mais il peut aussi кtre latent cliniquement. Le diagnostic repose sur la mise en évidence d’une lésion ulcéreuse а l’endoscopie digestive haute.

Quels sont les médicaments diminuant la sécrétion d’acide

Ils sont de deux types : les inhibiteurs de la pompe а protons (IPP) et les antagonistes des récepteurs H2 de l’histamine (anti-H2).

Les IPP sont : l’oméprazole, le lansoprazole, le pantoprazole, le rabéprazole et l’esomeprazole

Comment traiter l’infection par  H. pylori

Le traitement d’éradication comprend une bi-antibiothérapie associée а un antisécrétoire. Les associations les mieux validées sont : IPP, une dose unitaire deux fois par jour, amoxicilline, 1 g deux fois par jour, clarithromycine, 500 mg deux fois par jour pendant 7 jours. Le métronidazole а la dose de 500 mg deux fois par jour peut кtre utilisé а la place de la clarithromycine ou de l’amoxicilline.

L’éradication, définie par l’absence du germe dans l’estomac au moins 4 semaines après la fin de tout traitement, est obtenue dans 70 а 80 % des cas. Les échecs sont dus а une mauvaise observance du traitement et/ou а une résistance primaire aux macrolides ou aux imidazolés.

Un controle de l’éradication s’impose en cas de maladie ulcéreuse fréquemment récidivante, d’antécédents de complications ou de terrain а risque (anticoagulants.). Il est au mieux réalisé par la pratique d’un test  indirect.

En cas d’échec de l’éradication, une culture des biopsies avec antibiogramme est souhaitable, de manière а pouvoir adapter un traitement de deuxième ligne.

Quelle est l’évolution possible d’un ulcère duodénal 

Un ulcère duodénal peut cicatriser et récidiver (60 % а 1 an), se compliquer : hémorragie, perforation et sténose (ulcère juxtapylorique). Il ne se transforme jamais en cancer.

Qu’est ce que le syndrome de Zollinger-Ellison

Le SZE représente une forme rare, mais grave, de maladie ulcéreuse. Les ulcères duodénaux, parfois multiples et/ou de site inhabituel et/ou compliqués de diarrhée, en sont les manifestations cliniques les plus évocatrices. Le SZE est lié а une tumeur endocrine duodénopancréatique sécrétant de la gastrine (gastrinome).

Le diagnostic repose sur l’étude de la sécrétion gastrique acide et de la gastrinémie basale et après injection de sécrétine (augmentation paradoxale de la sécrétion acide et de la gastrinémie), et la mise en évidence du processus tumoral. Son traitement est symptomatique (IPP), et si possible antitumoral (exérèse chirurgicale).

Quels sont les buts du traitement médical de l’ulcère duodénal non compliqué

Le traitement médical vise а calmer la douleur ulcéreuse, а accélérer la cicatrisation de l’ulcère et а prévenir les récidives et les complications. Il repose sur l’éradication de l’infection а H pylori.

Le traitement médical de l’ulcère duodénal est-il efficace

Le taux de cicatrisation а 4 semaines est de 90 а 95 %. Le contrфle endoscopique de la cicatrisatio’est pas nécessaire sauf en cas de persistance des symptфmes. Le contrфle de l’éradication de H. pylori, lorsqu’il est décidé, est réalisé 4 semaines après la fin du traitement , de préférence par un test indirect

Dans quelles situation prescrit-on un traitement d’entretien

Un traitement antisécrétoire peut кtre proposé en cas d’échec d’éradication de H. pylori ou en cas d’ulcère H. pylori négatif (après avoir exclu l’hypothèse d’un SZE et d’une maladie de Crohn).

Quelles sont les causes de récidive d’un ulcère duodénal

Les principales causes de récidive d’un ulcère duodénal sont : l’absence ou l’échec d’éradication de l’infection а H. pylori, la prise d’AINS ou d’aspirine, et le SZE.

Pourquoi propose t-on parfois un traitement chirurgical dans l’ulcère duodénal

Le but du traitement chirurgical de l’ulcère duodénal est de réduire l’agression chlorhydropeptique de la paroi digestive : vagotomie hypersélective ou, le cas échéant, vagotomie tronculaire associée а une pyloroplastie

Quand envisager un éventuel traitement chirurgical dans l’ulcère duodénal

L’indication d’un traitement chirurgical en dehors de l’urgence est devenue exceptionnelle : les ulcères duodénaux non contrфlés par un traitement médical correct et les patients ne pouvant se soumettre а ce traitement ; les indications de nécessité que sont les ulcères duodénaux compliqués (sténose organique pyloro-duodénale, hémorragie et perforation). Dans ces cas, l’éradication de H. pylori devra кtre réalisée secondairement.

Quelle est l’évolution possible d’un ulcère de l’estomac

Elle est analogue а celle de l’ulcère duodénal, mais en diffère par le risque de cancer. La cancérisation est rare ; elle est difficile а distinguer d’un cancer gastrique ulcéré.

Pourquoi faut-il toujours vérifier la disparition de l’ulcère de l’estomac après traitement

Le problème diagnostique essentiel est celui de la nature bénigne ou maligne de l’ulcère. Il n’est résolu que par l’examen histologique des biopsies multiples réalisées au pourtour de l’ulcère lors de l’endoscopie initiale et sur l’ulcère persistant ou sa cicatrice lors de l’endoscopie de contrфle qui doit кtre systématiquement effectuée après 6 semaines de traitement.

Quel est le traitement traitement médical d’un ulcère de l’estomac

Le traitement comporte :

– l’arret des médicaments gastrotoxiques (AINS, aspirine) ;

– l’arret du tabac;

– un antisécrétoire pendant 6 semaines et un traitement d’éradication de H. pylori quand il   est présent. Un contrфle endoscopique et histologique sera réalisé systématiquement а la fin du traitement. Un contrфle de l’éradication de H pylori est souhaitable 4 semaines après l’arrкt du traitement antisécrétoire

Ulcère de l’estomac et traitement par anti-inflammatoires. Que faire

Il n’y a pas lieu de prescrire un traitement prolongé par antisécrétoires pour un ulcère gastrique apparu sous AINS ou aspirine si ces derniers peuvent кtre arrкtés. Dans le cas contraire, une prévention par IPP ou par misoprostol 400 mcg/j est nécessaire.

Quels est le traitement chirurgical de l’ulcère de l’estomac

C’est, dans la majorité des cas la gastrectomie. Exceptionnellement, la localisation (sous-cardiale) ou les conditions d’urgence (hémorragie, perforation…) ou de terrain conduisent а un geste plus limité. Les indications de la chirurgie pour ulcère gastrique sont devenues rares, en dehors des complications.

Comment rétablir le circuit digestif après ablation de l’estomac

Après gastrectomie partielle, le rétablissement de la continuité peut se faire de deux faзons:

– anastomose gastroduodénale (Péan ou Billroth I), qui maintient le duodénum en circuit ;

– anastomose gastrojéjunale (Billroth II) sur toute la tranche gastrique (Polya) ou sur la moitié inférieure (Finsterer).

Quels sont les mécanismes de saignement d’un ulcère gastrique ou duodénal

Ce sont :

– l’hémorragie par ulcération vasculaire (grosse branche artérielle pariétale ou artère de voisinage, en particulier l’artère gastro-duodénale pour les ulcères de la face postérieure du bulbe duodénal, l’artère coronaire stomachique pour les ulcères de la petite courbure gastrique.) ;

– l’hémorragie muqueuse eappe, ou l’hémorragie artériolaire.

Comment savoir si un ulcère de l’estomac ou du duodénum saigne

Une hémorragie ulcéreuse peut se manifester cliniquement par une hématémèse (vomissements de sang) et/ou par un méléna (émission de sang noir par l’anus), une anémie aiguл, un collapsus avant extériorisation de l’hémorragie ou des rectorragies massives.

L’abondance de l’hémorragie est évaluée :

– essentiellement sur des critères cliniques (signes de choc, syncope, soif et polypnée)  et а l’examen (refroidissement des extrémités, chute tensionnelle et tachycardie) ;

– sur la chute de l’hématocrite, qui peut кtre retardée (prise de sang);

– et selon l’évolution. Le critère évolutif principal est le volume de sang transfusé pour maintenir la tension artérielle et le pouls dans les limites de la normale. Une transfusion est nécessaire, lorsque l’hémoglobine se situe en dessous de 7 а 9 g selon les circonstances et le terrain.

Que fait-on lors de l’hospitalisation en urgence d’une hémorragie ulcéreuse

Après évaluation de l’état hémodynamique, une voie d’abord veineuse de gros calibre sera immédiatement mise en place. Des prélèvements (pour NFS, bilan d’hémostase, groupe, Rh et RAI) seront réalisés. Une sonde gastrique а double courant est parfois mise en place pour vérifier la présence de sang dans l’estomac et réaliser si besoin un lavage gastrique а l’eau glacée. Une endoscopie sera faite en urgence dès que les premières mesures de réanimation auront permis de rétablir un état hémodynamique convenable. Cet examen permettra de localiser le saignement, d’en préciser la cause et le mécanisme, de rechercher une lésion associée, et dans de nombreux cas de faire un traitement hémostatique (injections hémostatiques, pose de clip ou électrocoagulation). L’intervention chirurgicale est indiquée en cas de persistance de l’hémorragie ou de rechute précoce. Le meilleur traitement est alors l’exérèse qui dépend également de la localisation de l’ulcère.

Quelles sont les conséquences biologiques d’une sténose pyloro-bulbaire

Au cours d’une sténose du pylore, les vomissements entraоnent :

– une perte de liquides responsable de déshydratation extra-cellulaire avec hémoconcentration ;

– une perte d’électrolytes (chlore, ions H+, sodium et potassium) responsable, au niveau sanguin, d’une hypochlorémie franche, d’une hyponatrémie et d’une hypokaliémie, d’une élévation des bicarbonates et du pH (alcalose métabolique).

 

Quelles sont les causes de rétrécissement gastrique, pylorique ou duodénal

Les principales causes de sténose non ulcéreuse sont :

– au niveau gastrique, le cancer ;

– au niveau du pylore, le cancer antral

– au niveau duodénal, les compressions extrinsèques d’origine pancréatique, les rares cancers du duodénum et les hématomes intramuraux.

Quel est le traitement d’une perforation d’ulcère

Après hospitalisation, le traitement d’une perforation ulcéreuse repose sur deux méthodes principales :

– le traitement médical conservateur (méthode de Taylor) : aspiration gastrique, réhydratation hydroélectrolytique par voie veineuse ± nutrition parentérale, antibiothérapie а large spectre, antisécrétoires puissants par voie veineuse… ;

– le traitement chirurgical (suture ou résection gastrique). Il a pour but de traiter la péritonite (lavage péritonéal) et la perforation (suture ou exérèse), parfois également la maladie ulcéreuse (vagotomie tronculaire ou partielle). Il peut кtre réalisé par coliochirurgie ou par chirurgie conventionnelle.

Perforation d’ulcère : peut-on parfois éviter une intervention chirurgicale

Une perforation peut etre traitée de faзon conservatrice si :

– elle est survenue а jeun ;

– elle est prise en charge rapidement, dans les 6 heures ;

– il n’y a pas de fièvre, de signes de choc et d’hémorragie associée.

Dans toute autre situation, une intervention chirurgicale d’urgence est nécessaire pour assurer la toilette péritonéale et traiter la perforation.

 

Le cancer de l’estomac est une forme de cancer se développant aux dépens des tissus de l’estomac. Par définition, l’adénocarcinome gastrique est un cancer épithélial dont le centre est à plus de 2 cm en dessous de la jonction œso-gastrique. Les lésions situées au-dessus de cette limite sont classés dans les tumeurs du cardia, dont le traitement est spécifique.

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Épidémiologie

Les cancers de l’estomac sont la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde1,2. Ils sont plus fréquents au Japon, en Chine, au Chili et en Irlande1. L’incidence annuelle du cancer de l’estomac est en diminution constante depuis vingt ans1. En France elle est actuellement de 7 à 8 000 nouveaux cas par an. En revanche, la fréquence des cancers du cardia est en augmentation.

La survie à 5 ans est de 10 à 15 %1. 80 % sont diagnostiqués après l’âge de 65 ans1. Les deux tiers le sont à un stade avancé1.

Facteurs de risque

Le cancer de l’estomac est statistiquement lié a un faible niveau socio-économique et à des modes alimentaires spécifiques (fumages, salages). Les facteurs de risque environnementaux sont donc :

· faible consommation de vitamines A et C (produits frais), consommation de nitrates, alimentation salée3 ;

· le tabagisme4.

Les pathologies favorisant le cancer de l’estomac sont :

· les antécédents de chirurgie gastrique ;

· les inflammations de l’estomac (gastrites) dont l’infection à Helicobacter pylori5, mais certains types d’Helicobacter seraient plus néfastes6.

Il existe enfin des prédispositions génétiques aux cancers gastriques (moins de 3 % des cas7) :

· syndrome HNPCC ;

· polypose adénomateuse rectocolique familiale ;

· syndrome de Peutz-Jeghers8 ;

· polypose juvénile ;

· cancers gastriques diffus héréditaires (mutation du gène codant pour la protéine E-Cadhérine constituant un tiers des formes génétiques7).

La disparité de la fréquence du cancer selon la géographie est probablement plus due à un facteur environnemental qu’à un facteur génétique, comme peut l’attester l’évolution de la fréquence de la maladie chez les enfants de migrants9.

Anatomopathologie

Il s’agit d’adénocarcinomes dans 85 % des cas1. 2 formes sont reconnues :

· les formes intestinales (plutôt bien différenciées), dont on décrit des formes de développement différentes : invasive ou superficielle, végétante ou ulcérée ;

· la linite gastrique, diagnostic macroscopique (paroi rigide blanchâtre épaissie ayant l’aspect du lin).

Les cellules indépendantes « en bague à chaton » sont en faveur d’une linite gastrique mais de façoon exclusive.

Les autres formes histologiques rarement retrouvées sont, dans moins de 15 % des cas, les lymphomes (de type MALT par exemple), et, dans 1 à 3 % des cas, des sarcomes (avec en particulier les GIST) et des métastases d’autres tumeurs.

Il existe deux systèmes de classification des tumeurs gastriques : la classification japonaise10 et celle, beaucoup plus employée en Europe en Amérique, dite classification TNM11, décrite ci-dessous :

T0 pas de tumeur

Tis tumeur in situ

T1 extension à la muqueuse ou sous-muqueuse

T2a extension à la musculeuse

T2b extension à la sous-séreuse

T3 extension à la séreuse

T4 extension aux organes adjacents (rate, côlon transverse, foie, diaphragme, pancréas, paroi abdominale, surrénale, rein, intestin grêle ou rétropéritoine)

N0 pas de ganglion

N1 ganglions proximaux

N2 ganglions régionaux

N3 ganglions à distance (foie, rate)

M0 pas de métastase

M1 métastase (y compris ganglion de Troisier)

Symptômes

La douleur épigastrique, un amaigrissement du ventre et les signes d’anémie sont les symptômes les plus souvent retrouvés. Le ventre peut aussi enfler de manière significative mais la spécificité reste faible pour évoquer ce type d’affection. Le retard diagnostic est estimé à un an après les premiers signes cliniques.

Diagnostic

Le diagnostic du cancer de l’estomac est souvent tardif compte tenu du caractère profond de la tumeur et l’absence de symptômes des lésions de petite taille. Les examens indispensables au diagnostic sont la fibroscopie gastrique et le scanner thoraco-abdomino-pelvien.

Les différents marqueurs tumoraux n’ont que peu d’intérêt dans le dépistage ou la surveillance de ce cancer12.

Fibroscopie gastrique

L’endoscopie digestive haute, ou fibroscopie gastrique, permet de faire des prélèvements biopsiques pour analyse anatomo-pathologique et de confirmer rapidement le diagnostic. Les biopsies doivent être multiples. Elle peut être couplée à une échographie (écho-endoscopie) qui permet de correctement stratifier les stades T (classification TNM)13. La fibroscopie gastrique s’effectue en ambulatoire et dure de 10 à 20 minutes.

Tomodensitométrie

Le scanner thoraco-abdomino-pelvien ou scanner TAP permet de réaliser en un examen le bilan d’extension et parfois d’opérabilité de la tumeur. Elle permet de suspecter, en particulier, une atteinte ganglionnaire et/ou une métastase.

Examens optionnels

Une cœlioscopie exploratrice peut être proposée si la tumeur est volumineuse, à l’extirpabilité douteuse au scanner, avec suspicion de métastases hépatiques ou de carcinose péritonéale.

En cas de doute sur une lésion métastatique au scanner, une IRM hépatique peut être nécessaire pour écarter cette hypothèse.

Traitement

Méthodes thérapeutiques

Ablation par fibroscopie

Elle peut être proposée pour les tumeurs de petite taille, sans envahissement de la muqueuse sous jacente14. Le risque d’extension aux ganglions est considéré dans ces cas comme très faible. Le pronostic ultérieur est alors excellent15. Cette technique peut parfois être étendue s’il existe une faible extension vers la muqueuse gastrique16.

Chirurgie

La chirurgie est le seul traitement éventuellement curatif du cancer de l’estomac. Celle-ci est réalisable chez moins de 50 % des patients. Le geste chirurgical dépend de la localisation de la tumeur et de son extension. La chirurgie est contre-indiquée si l’exérèse ne peut pas être complète ou si l’état de santé du patient ne permet pas de réaliser cette intervention avec un risque post-opératoire satisfaisant. La mortalité liée à la chirurgie curative est estimée à 7 %1.

L’examen extemporané (c’est-à-dire fait immédiatement, pendant l’acte chirurgical) des marges de résection est recommandé et permet de décider de la suite de l’intervention.

En cas de cancer de l’antre, une gastrectomie distale avec anastomose gastro-jéjunale est faite. La marge de sécurité doit être supérieure à 4 cm s’il s’agit d’un cancer de type histologique intestinal, et à 8 cm si le cancer est de type histologique diffus (classification de Lauren).

En cas de cancer du corps ou de la grosse tubérosité, une gastrectomie totale avec anastomose œso-jéjunale sur anse en Y de Roux est faite.

En cas de cancer de la grande courbure de type T3-T4 et/ou avec adénopathies de l’artère splénique, une splénectomie (ablation de la rate) est à discuter en fonction du terrain.

S’il existe un envahissement des structures de voisinage, il est nécessaire alors de faire une exérèse monobloc sans dissectioi rupture de la pièce (les biopsies sont prohibées).

La chirurgie de la tumeur doit être accompagnée d’un curage ganglionnaire. Ce curage doit permettre d’analyser au moins 20 ganglions dans le voisinage de l’estomac. L’extension exacte de ce curage est encore sujet de discussion, mais il semblerait que l’exérèse ganglionnaire étendue n’apporte pas de gain en termes de survie1.

Les complications immédiates estimées sont de l’ordre de 10 % : infections intra-abdominales, pancréatites, fistules1.

Les effets indésirables de la gastrectomie sont les désunions anastomotiques, les ulcères des orifices anastomotiques, les éventrations, lithiases biliaires, diarrhées, dumping syndrome, carences en fer, vitamine B12 ou acide folique1.

La chirurgie peut être faite de manière traditionnelle, « à ciel ouvert » ou par cœlioscopie17 (introduction et maniement des instruments par l’intermédiaire de petites incisions et visualisation du champ opératoire par une petite caméra introduite de même).

Radiothérapie

La radiothérapie seule n’a pas d’efficacité démontrée dans le traitement à visée curative du cancer de l’estomac, sauf en cas de maladie localisée (mais non extirpable chirurgicalement)18. Par contre elle est parfois utilisée dans le traitement palliatif, soit en cas d’obstruction de l’orifice supérieur ou inférieur de l’estomac par la croissance tumorale, soit en cas de saignement gastrique, soit encore dans un but antalgique1.

La radiothérapie, faite avant l’intervention chirurgicale, pourrait avoir un intérêt, qui semble cependant limité19.

Radio-chimiothérapie

Il semble qu’une radiothérapie associée à une chimiothérapie (radio-chimiothérapie) à base de 5-FU diminue le risque de rechute chez les patients opérés d’un cancer de l’estomac localement évolué. Le protocole utilisé s’appelle protocole Mac Donald20. il associe dix à douze cures de chimiothérapie (soit cinq à six mois de traitement) et une radiothérapie pendant 5 semaines à partir du troisième cycle de chimiothérapie. Il s’agit d’un traitement agressif qui doit être réservé à des patients en mesure de le supporter.

Chimiothérapie

En traitement adjuvant (débuté en post-opératoire), les résultats des études de chimiothérapie exclusive sont contradictoires. Une majorité d’essais, datant d’avant 2000, sont cependant décevants21. Quelques études plus récentes ont de meilleurs résultats22 : protocole ECF (épirubicine, cisplatine, 5-FU), appelé également MAGIC23.

En cas de maladie métastatique, par rapport aux soins palliatifs, la chimiothérapie améliore la survie et la qualité de vie24. Les taux de réponse sont de 15 à 51 %, les médianes de survie de 6 à 10 mois en fonction des essais25. les molécules qui peuvent être utilisées en situation métastatique sont la doxorubicine, l’épirubicine, le 5-Fluoro-uracile, le méthotrexate, le cisplatine et le docetaxel. Il n’existe pas de polychimiothérapie standard acceptée pour la maladie métastatique. Le protocole DCF (docetaxel, 5FU, cisplatine) semble aujourd’hui donner les meilleurs résultats mais avec des toxicités élevées. Le protocole ECF (épirubicine, cisplatine, 5-FU) est utilisé dans plusieurs pays. On utilise parfois aussi le protocole ELF (etoposide, leucovorin, 5-FU) en raison de sa meilleure tolérance en particulier chez les patients plus âgés et plus fragiles.

Une chimiothérapie intrapéritonéale est parfois proposée pour tenter de réduire le risque d’évolution vers une carcinose péritonéale de mauvais pronostic26.

Surveillance

[Recommandation de la FFCD]27

Le bénéfice sociologique d’une surveillance après ablation totale de la tumeur n’étant ni confirmé ni infirmé, la pertinence du suivi dépend du patient et de son aptitude à supporter uouveau traitement en cas de récidive.

En cas de gastrectomie ou de splénectomie le suivi de ces opérations est à réaliser.

Si l’ablation de la tumeur n’est que partielle, ou que des ganglions sont atteints, la suite du traitement sera décidée selon les symptômes.

Pronostic

Il semble être très sensiblement meilleur au Japon par rapport aux autres pays, probablement en rapport avec une politique de dépistage précoce dans un pays à forte incidence7. Dans les autres pays, la mortalité atteint 75 %7.

Prévention

L’effet de l’éradication systématique par antibiotiques de l’Helicobacter Pylori sur l’incidence du cancer de l’estomac est mise en évidence par une étude28.

 

Une gastro-entérite est une infection inflammatoire du système digestif pouvant entraîner de la nausée, des vomissements, des crampes abdominales, des flatulences et de la diarrhée, ainsi que de la déshydratation, de la fièvre et des céphalées (maux de tête).

La gastro-entérite peut être d’origine bactérienne, c’est-à-dire due à la consommation d’eau ou de nourriture contaminée par des bactéries, telles que les colibacilles présents dans les selles (mieux connue sous le nom de bactérie E. coli), les salmonelles (causant la salmonellose), le bacille virgule Vibrio cholerae, causant le choléra, ou la bactérie Shigella causant la shigellose.

Des symptômes de gastro-entérite peuvent aussi être dus à des parasites internes, protozoaires ou amibes pathogènes, tel que le Entamoeba histolytica provoquant la dysenterie amibienne ou amibiase généralement due à des installations sanitaires absentes ou inadéquates.

Cependant, dans les deux tiers des cas1, elle est causée par des virus comme le Rotavirus, (provoquant en particulier la gastro-entérite infantile ou GEI), le Norovirus (dont le Virus de Norwalk), l’Adenovirus, de Calicivirus et l’Astrovirus.

La gastro-entérite est communément appelée « grippe intestinale » (terme inadéquat mais très répandu), lorsqu’elle est causée par un virus, et « empoisonnement alimentaire » ou plus justement « intoxication alimentaire » lorsque causée par une bactérie2.

La gastro-entérite peut également révéler une dysenterie des voyageurs, aussi connue sous le terme de diarrhée du voyageur ou tourista. Celle-ci peut être due à une infection, le plus souvent par des bactéries (notamment Salmonella, Aeromonas, E. coli, Campylobacter, Shigella, Vibrio cholerae (causant le Cholera) et Vibrio non cholérique). Parfois, l’infection peut provenir de virus, Norovirus (principalement Virus de Norwalk), Adénovirus, Astrovirus, Entérovirus, Rotavirus. Plus rarement, la tourista sera causé par des amibes ou protozoaires parasitaires (Cyclospora, Entamoeba histolytica,Cryptosporidium, Giardia, ou autre parasite intestinal3).

La diarrhée s’accompagne souvent de vomissements et de poussées de fièvre, mais les symptômes varient en fonction des individus. En effet, certains se contentent de vomir, d’autres n’ont aucun symptôme, et certains n’ont que la diarrhée. Si elle est trop importante, elle peut mener à une déshydratation de l’organisme.

Si la diarrhée perdure, elle peut laisser des séquelles sur la paroi intestinale, menant à une pathologie appelée syndrome de malabsorption4.

 

 

Épidémiologie

Le rotavirus est la cause la plus courante de diarrhée et de déshydratation chez l’enfant, en particulier dans les pays développés. Dans le monde, on estime que 125 millions de diarrhées sont provoquées par ce virus (soit plus de 1 900 cas pour 100 000 habitants), ce qui représente 6 % des morts de moins de cinq ans, et 25 % des morts par diarrhées. On estime que chaque année, 800 000 personnes meurent de gastro-entérite dans le monde, dont 500 000 enfants de moins de cinq ans5.

Aux États-Unis, on estime qu’il touche 80 % des enfants de moins d’un an ; chaque année, 500 000 enfants doivent faire l’objet de soins médicaux, et 50 000 doivent être hospitalisés.

En France, lors du pic de l’épidémie hivernale 20052006, on estime que 1 850 000 personnes ont consulté leur médecin généraliste en 8 semaines pour une gastro-entérite ; l’incidence a été de 367 cas pour 100 000 habitants (le seuil épidémique étant fixé à 279 cas pour 100 000 habitants)6,7. La surveillance de l’évolution de l’incidence en France est effectuée par le réseau Sentinelles de l’Inserm.

Il s’agit donc d’un important problème de santé publique. D’autant que chaque année, l’épidémie de gastro-entérite à rotavirus concorde souvent avec les épidémies de bronchiolite et de grippe, pouvant mettre en difficulté les systèmes de soins pédiatriques8.

On peut remarquer que les gastro-entérites virales sont en recrudescence pendant l’hiver, surtout en Amérique du Nord et en Europe9.

Diagnostic

Les symptômes habituels de la gastro-entérite sont des nausées, la perte d’appétit, crampes abdominales et vomissements qui apparaissent brutalement, de la diarrhée, de la fièvre et des céphalées (maux de tête).

Les symptômes communément associés à la gastro-entérite, c’est-à-dire principalement les vomissements et la diarrhée, peuvent également être signes d’un empoisonnement (fruits de mer, champignons toxiques) ou d’infections systémiques (pneumonie, septicémie, etc.). Par un interrogatoire précis et le contexte clinique, il sera possible d’éliminer ces hypothèses.

La gastro-entérite peut parfois déboucher sur des complications telles que la déshydratation, pouvant même conduire à une hospitalisation. Les personnes à risque sont les jeunes enfants et les nourrissons, les personnes âgées, et les personnes ayant un système immunitaire affaibli par une maladie (VIH par exemple). Les signes de la déshydratation sont une sécheresse de la peau et de la bouche, les yeux et les parties molles du crâne (chez les nourrissons) enfoncées, des faiblesses, crampes, et perte de poids, et des urines moins fréquentes et plus foncées que d’habitude.

Si l’on suspecte une gastro-entérite d’origine bactérienne, il est possible d’effectuer une analyse des selles au laboratoire (coproculture) à la recherche de la bactérie en cause10.

Traitement

La plupart des gens se rétablissent d’eux-mêmes en un ou deux jours sans traitement particulier autre que les mesures suivantes :

· Se reposer, au lit idéalement, le temps que la douleur cesse ;

· Ne pas manger durant quelques heures pour permettre au système digestif de récupérer ;

· Boire autant que possible de petites gorgées d’eau pour un équivalent de 8 à 16 verres par jour minimum. Boire augmentera la diarrhée, mais si le patient reste sans boire, il se déshydrate progressivement. Selon la « Corporation des Sciences de la Santé de l’Atlantique », ne prenez pas de boisson pour athlètes ou de jus de fruits. Ces boissons contiennent une quantité excessive de sucre et une quantité insuffisante d’électrolytes pour remplacer ceux qui sont éliminés à cause de la diarrhée. Éviter l’alcool, qui a l’effet non souhaité d’augmenter les pertes d’eau et de sels minéraux. Évitez tout produit laitier et les œufs ;

· Une fois les nausées disparues, reprendre progressivement une alimentation solide en privilégiant certains aliments plus faciles à digérer. Cesser de manger en cas de malaise.

Outre un éventuel traitement médicamenteux, boire des préparations liquides riches en électrolytes pour éviter la déshydratation ; la réintroduction précoce des aliments, incluant les fibres alimentaires, aide à contrôler plus rapidement les symptômes. Parfois cela ne suffit pas. Manger et boire en petites quantités : éviter les breuvages excessivement sucrés qui (par phénomène d’osmose) entretiennent les diarrhées, sans se limiter à la diète BRATT (banane, riz, compote de pomme, thé, et pain grillé)

Traitement symptomatique des nausées et vomissements

Sur ordonnance : Dompéridone (Motilium®, Péridys®, BiPéridys®, OroPéridys®), Métoclopramide (Primpéran®), Alizapride (Plitican®).

Sans ordonnance : Nausicalm® sirop ou gélule, Métopimazine (Vogalène®)

Sans ordonnance : Un peu de charbon végétal non activé ou du charbon activé (le charbon de bois est réputé par ses capacités d’adsorption physique par les forces de Van Der Waals, il adsorbe les gaz de différentes provenances ainsi que les toxines bactériennes, virales et celles du métabolisme, ce qui lui confère un effet antidiarrhéique).

Traitement de la diarrhée

· Racécadotril (Inhibiteur de l’enképhalinase intestinale) (Tiorfan®), lopéramide (Imodium®), diosmectite (Smecta®).

Parmi les nutriments ayant un effet clair sur la diarrhée infantile, le zinc a été étudié initialement dans les pays en voie de développement, ce qui a débouché à la recommandation faite par l’OMS de supplémenter en zinc tout enfant traité pour diarrhée. Le résultat de cette approche est une baisse de l’utilisation des antibiotiques, une réduction des hospitalisations et une baisse des épisodes d’infection respiratoire basse chez les sujets traités11. Une supplémentation en zinc seule n’est pas souhaitable, du fait de son impact potentiel sur l’absorption de cuivre ou de fer. L’association de micronutriments semble la meilleure approche, comme dans le cas du Stimunal®

Traitement de la déshydratation

Les liquides et électrolytes perdus de l’organisme doivent absolument être remplacés, si on veut éviter la déshydratation sévère pouvant causer la mort12.

Pour prévenir la déshydratation, il faut prendre une solution de réhydratation orale. Cette solution sera absorbée même en présence de vomissements. C’est le meilleur moyen de remplacer l’eau et les sels perdus, mais cela ne lutte pas contre la diarrhée elle-même. Cela est indispensable pour les nourrissons et les jeunes enfants qui ont eu plusieurs selles diarrhéiques. Les enfants allaités doivent continuer à l’être tout en prenant la solution de réhydratation.

Les solutions de réhydratation peuvent se retrouver sous diverses formes. Dans les cas de déshydratation très sévère, on l’administre en soluté, par voie intraveineuse, en hôpital. On en retrouve également sous forme de liquides prêts à boire, ou sous forme de poudres en sachets appelés sels de réhydratation orale (SRO), à mélanger à de l’eau saine, eau de source ou eau bouillie, vendues en pharmacie sans ordonnance médicale, telles que Pedialyte®, Gastrolyte® ou Infalyte®.

On peut également préparer soi-même une solution de réhydratation13.

· Mélanger un litre d’eau stérile, six cuillerées à thé de sucre et une cuillerée à thé de sel.

· On peut remplacer le sucre par un jus de fruit non sucré, selon la recette suivante:

o          360 ml de jus d’orange non sucré,

o          600 ml d’eau stérile ou eau de source ou eau bouillie refroidie,

o          1/2 c. à thé de sel.

· Se conserve 12 heures à la température de la pièce ou 24 heures au réfrigérateur.

Prévention

La gastro-entérite se transmet en consommant des aliments ou de l’eau contaminés, ainsi que par contact direct avec les malades. En période à risque (hivernale) ou lorsqu’un membre de la famille est malade, les actions suivantes permettent de lutter contre la propagation de la gastro-entérite. Ce sont des gestes simples comme les suivants, qui permettent d’éviter les épidémies :

· Attention à l’hygiène des mains et des surfaces : se laver les mains avant de préparer et de prendre les repas, particulièrement en période d’épidémie (hivernale). Il faut aussi impérativement se laver les mains après être allé aux toilettes ou avoir changé uourrisson.

· Attention à la préparation des repas. Lors de la préparation des repas, appliquer des règles d’hygiène strictes (lavage des mains, etc.). Les personnes malades ne doivent évidemment pas participer à la préparation des repas. Éviter également de partager les verres d’eau ou les couverts à table.

Deux vaccins sont disponibles : en 2006, deux vaccins anti-rotavirus ont été mis sur le marché en France. Leur efficacité a été démontrée contre les souches les plus répandues en Europe et aux États-Unis. Le conseil supérieur d’hygiène publique de France a décidé de différer pour l’instant la recommandation pour les nourrissons de moins de 6 mois en raison du coût actuel du vaccin (environ 150 euros)14.

Au Canada, depuis 2007, il existe un vaccin pentavalent oral à virus vivant contre la gastro-entérite à rotavirus. Il s’appelle Rotateq® (de la cie Merck Frosst)15 et est conçu pour les jeunes enfants. Il est également disponible en France sur prescription du pédiatre. La première dose doit être donnée avant la 12e semaine de vie de l’enfant, la 2e deux mois plus tard et la dernière avant que l’enfant ait eu 32 semaines. Ce vaccin protège à 90 % durant environ 2 ans.

La prévention de cette maladie n’est pas toujours aisée. Il existe toutefois des solutions hydro-alcooliques sous forme de gels liquides vendu par flacon de 50 ml en pharmacie. On en verse un peu dans la main, on se les frotte, et le gel sèche tout seul, sans rinçage.

Génétique

Une mutation sur le gène FUT2, présente chez 20 % des Européens, confère une haute résistance16 voire une immunité17 contre le norovirus, responsable à 85 % des gastro-entérites non bactériennes, en dehors du jeune enfant.

 

 

Vocabulaire médical

ABORTIF

Substance qui peut provoquer l’avortement.

ALLERGIE

Réaction anormale causée par une substance quelconque qui produit une modification plus ou moins gênante dans l’organisme.

ANALGÉSIQUE

Atténue ou supprime la sensibilité à la douleur.

ANOREXIE

Diminution ou perte d’appétit.

ANTALGIQUE

Apaise la douleur.

ANTIBIOTIQUE

Détruit les micro-organismes.

ANTISEPTIQUE

Empêche l’apparition des microbes ou les détruit s’ils sont déjà présents.

ANTISPASMODIQUE

Permet de calmer les spasmes, crampes, contractures, convulsions et autres affections d’origine nerveuses.

APÉRITIF

Qui donne faim.

ARTHRITE

Inflammation des articulations

ARTHRITISME

État particulier de l’organisme qui prédispose à certaines affections telles que rhumatismes, goutte, diabète, etc…

ASTHÉNIE

Dépression générale de l’organisme provoquant des insuffisances fonctionnelles de tout ordre.

ASTRINGENT

Favorise la cicatrisation, atténue les sécrétions et resserre les tissus.

ATONIE

Diminution du tonus normal d’un organe contractile tel que l’estomac par exemple.

BACTERICIDE

Qui supprime les bactéries.

BALSAMIQUE

Qui parfume.

BECHIQUE

Calme la toux.

CARDIOTONIQUE

Fortifiant pour le coeur.

CARDIO-VASCULAIRE

Permet de soigner les maladies cardiaques et les vaisseaux sanguins.

CARMINATIF

Supprimes les gaz intestinaux.

CATARRHE

Inflammation aiguë des muqueuses avec hypersécrétions.

CHOLAGOGUE

Facilite l’évacuation de la bile.

CHOLERETIQUE

Augmente l’évacuation de la bile.

CONCRÉTION

Action de s’épaissir.

DÉPURATIF

Permet à l’organisme d’être nettoyé en profondeur par l’élimination des toxines et des impuretés.

DERMATOSE

Affection cutanée.

 DIAPHORETIQUE

Sudorifique.

DIGESTIF

Facilite la digestion.

DIURETIQUE

Augmente la sécrétion urinaire.

DYSPEPSIE

Digestion difficile et douloureuse.

DYSTONIE

Dérèglement du tonus d’un organe.

EMMENAGOGUE

Régularise les règles. Peut aussi les provoquer.

ÉMOLLIENT

Permet d’assouplir et relâcher les tissus enflammés.

EXPECTORANT

Permet d’expulser plus facilement les substances des voies respiratoires.

FEBRIFUGE

Prévient ou combat la fièvre.

FLATULENCE

Présence d’excès de gaz dans l’intestin ou l’estomac provoquant des ballonnement.

FLUXION

Gonflement douloureux causé par un amas de pus.

GALACTOGENE

Provoque la sécrétion lactée.

HEMOSTATIQUE

Stop les hémorragies.

HYPERTENSEUR

Élève la tension.

 

HYPOTENSEUR

Fait baisser la tension.

HYPNOTIQUE

Provoque le sommeil.

LAXATIF

Combat les problèmes légers de constipation.

LITHIASE

Formation de sable ou de morceaux de pierre dans une glande ou un réservoir (reins, bile, etc.)

METEORISME

Gaz intestinaux provoquant le gonflement de l’abdomen.

MYCOSE

Affection provoquée par des champignons présente à sur la peau ou les ongles.

NARCOTIQUE

Procure une détente musculaire, engourdit les sens et facilite le sommeil.

PECTORAL

Bon pour les voies respiratoires.

PRURIT 

Démangeaisons.

RESOLUTIF

Soulage la douleur, calme les inflammations et élimine les engorgements.

RÉVULSIF

Décongestionne un organe atteint.

SÉDATIF

Calmant.

SOPORIFIQUE

Fait dormir.

STIMULANT

Active une fonction chimique, physique, etc..

STOMACHIQUE

Stimule l’estomac afin d’améliorer la digestion.

SUDORIFIQUE

Fait transpirer.

TONIQUE

Augmente l’énergie et le tonus de l’organisme.

VASO-CONTRICTEUR

Resserre les vaisseaux.

VASO-DILATATEUR

Dilate les vaisseaux.

VERMIFUGE

Élimine les vers intestinaux.

VULNERAIRE

Permet de guérir les blessures et favorise la cicatrisation.

Allodynie: douleur anormale, provoquée par le simple toucher ou le froid ou chaud modéré. Caractérise les douleurs neuropathiques. Est le contraire de l’analgésie.

Analgésie: absence de douleur à une stimulatioormalement douloureuse. Contraire de l’allodynie. Se distingue de l’anesthésie par le fait que l’on perçoit une sensation, mais elle n’est pas douloureuse.

Anesthésie: absence de toute sensation à une stimulation, douloureuse ou non. On distingue l’anesthésie douloureuse: une douleur est perçue à un endroit où oe sent pourtant rien au toucher.

Antalgie: atténuation de la douleur. Les antalgiques sont les médicaments anti-douleur.

Anti citrulline (anti CCP): anticorps anormaux présents dans la polyarthrite rhumatoïde. Autres terminologies selon la technique de dosage: anti filaggrine, anti périnucléaire (P-ANCA), anti kératine (AKA)… anticitrulline antifilaggrine antipérinucléaire antikeratine antifilagrine anti filagrine anti citruline anticitruline

Aponévrotomie palmaire

Arthrodèse: fixation d’une articulation entre 2 os, par greffe osseuse ou matériel orthopédique

Arthrose destructrice rapide: forme rapidement évolutive d’arthrose, se voit surtout à l’épaule, la hanche et au genou

Bains écossais (pour adhérents)

Bascule du bassin

Bec de perroquet

Bloc sympathique (pour adhérents)

Bursite: Inflammation d’une bourse séreuse, sorte de sac aplati dont les 2 faces coulissent l’une contre l’autre, intercalé entre 2 structures aux mouvements indépendants, peau, os ou tendon. Voir aussi tendinite de l’épaule, hygroma

Camptocormie: atrophie musculaire vertébrale de personnes âgées provoquant une position plié en avant au niveau lombaire, avec impossibilité de se redresser activement, mais sans blocage (se redresser avec de l’aide est possible) camptocornie camptocronie camptocromie

Cartilage

Causalgie

Claudication médullaire intermittente

Congruence: bonne ou mauvaise adaptation de 2 formes l’une par rapport à l’autre, utilisé pour décrire 2 extrémités articulaires, ou une prothèse et l’endroit où on va la placer.

De Quervain (tendinite de)

Désafférentation (douleur de): voir douleur neuropathique

DIM Dérangement Intervertébral Mineur : “blocage vertébral”, trouble de fonctionnement parfois très douloureux mais ne correspondant pas à une lésion vraie de la colonne.

Douleur du dos = dorsalgie (milieu du dos) douleur lombaire ou lombalgie (bas du dos) cervicalgie (cou)

Douleur neuropathique: synonymes: douleur neurogène, douleur par désafférentation, névralgie projetée: Douleur par lésion des voies nerveuses, située à distance de sa cause réelle, à l’endroit où ces voies nerveuses assurent la transmission de la sensibilité. Les causes sont multiples, définitives ou temporaires selon que les fibres nerveuses sont coupées ou simplement irritées.r à la sortie de la colonne vertébrale, du simple “blocage vertébral” à la compression par une hernie discale. Ou il s’agit de maladies neurologiques: la cible de la maladie est le nerf lui-même, la moelle épinière ou le cerveau.

Dysesthésies: sensations anormales à type de picotements, fourmillements, brûlures, fulgurations. Liées à une atteinte des voies nerveuses transmettant la sensibilité de la région concernée. On les distingue des paresthésies, qui sont des sensations identiques, par leur caractère désagréable.

Ecole du dos

Electromyogramme

Electrostimulation

Enthèse: jonction os-tendon. Enthésopathie: douleur de l’enthèse.

Exostose

F

Gate-control

Grabataire: personne lourdement handicapée et dépendante, ne pouvant se lever d’un lit sans aide.

Glycosaminoglycane: chaîne de molécules de sucres, enchaînées comme des perles sur un fil (jusqu’à 25.000 molécules) qui apporte leur viscosité à certains liquides et substances fondamentales du corps humain

Hygroma: Inflammation d’une bourse, espace de glissement entre la peau et l’os sous-jacent, qui se remplit de liquide (synovie comme dans les articulations) et forme une grosse boule sous la peau, plus ou moins sensible. Se voit au coude et au genou.

Hyperalgésie: réponse anormalement forte à une stimulation douloureuse: une simple piqûre ou une pression forte déclenche une douleur violente. Symptôme de douleur neuropathique.

Hyperesthésie: sensibilité augmentée pour toute stimulation, douloureuse ou non. Simplement toucher l’endroit concerné fait sauter en l’air! Symptôme de douleur neuropathique.

Hyperpathie: douleur anormalement forte, étendue et prolongée, après une stimulation répétée de la zone de peau concernée. La montée de la douleur est souvent retardée après un simple toucher, devient vite explosive. Symptôme de douleur neuropathique.

Hypoalgésie: réaction douloureuse anormalement faible à une stimulation douloureuse.

Hypoesthésie: réaction diminuée à toute stimulation de la peau, douloureuse ou non.

Idiopathique: de cause inconnue

Incidence

Irradiation: veut bien sûr dire exposition à des matériaux radio-actifs ou des rayons X, mais plus souvent utilisé par les médecins pour désigner la diffusion d’une douleur vers une autre zone (une sciatique “irradie” à partir du dos)

J

K

Lumbago: douleur lombaire aiguë

Lyse isthmique

Méta-analyse: Etude passant en revue tous les articles scientifiques sur un sujet, et retenant seulement ceux qui ne semblent pas biaisés, pour essayer d’établir des conclusions fiables. Ces études sont en principe réalisées par des scientifiques indépendants des laboratoires pharmaceutiques et autres industriels de la santé. Elles permettent d’aplanir les résultats trop enthousiastes ou trop pessimistes de certains chercheurs et de se faire une opinion objective sur un sujet.

Métatarsalgie

Mézières (technique de)

Mi-temps thérapeutique (pour adhérents)

Morbidité: Risque de développer une maladie

Neurogène (douleur): voir douleur neuropathique

Neuropathie: maladie des nerfs. On distingue les mononeuropathies ou mononévrites (un seul nerf touché), les mononeuropathies multiples ou multinévrites (plusieurs nerfs), et les polyneuropathies ou polynévrites ou polyradiculonévrites (atteinte diffuse de l’ensemble des nerfs)

Neurostimulation

Névrome: petite tuméfaction bénigne sur uerf, à l’extrémité d’uerf sectionné (cicatricielle) ou sur une portion irritée du nerf. Le névrome est source de douleurs fulgurantes, intermittentes mais très intenses. Le plus fréquent est le névrome de Morton au pied.

Nociceptive (douleur): c’est la cause “normale” de douleur: une lésion du corps cause une douleur par stimulation des terminaisons nerveuses à cet endroit. Le système nerveux fonctionne normalement. La douleur nociceptive s’oppose à la douleur neuropathique, où c’est le système nerveux qui est abîmé et qui fait sentir une douleur à un endroit dépourvu de lésion.

Ostéophyte

Pannus synovial: Epaississement de la membrane synoviale, enveloppe articulaire enflammée par le processus rhumatismal.

Paresthésies: sensations anormales à type de picotements, fourmillements, peau en carton, gonflement (sans réel gonflement constaté). Liées à une atteinte des voies nerveuses transmettant la sensibilité de la région concernée. Elles ne sont pas douloureuses, ce qui les distingue des dysesthésies, sensations identiques mais décrites comme pénibles.

Polysaccharide: molécule faite de plusieurs sucres; reliées en chaîne comme des perles sur un fil, elles forment les glycosaminoglycanes (jusqu’à 25.000 molécules de sucres) qui apportent leur viscosité à certains liquides et substances fondamentales du corps humain

Prévalence: Le terme “fréquence” est mal adapté aux maladies. La fréquence de la grippe est de 0 en été et ne reflète pas ses ravages hivernaux. On parle plutôt de prévalence (nombre de personnes touchées dans une population à un moment donné) et d’incidence (nombre de nouveaux cas apparus sur une période donnée, en général une année).

Proprioceptif: relatif à l’aisance avec laquelle une personne modifie un geste ou une attitude pour contourner une douleur.

Pseudarthrose: Défaut de consolidation d’une fracture qui aboutit à une articulation anormale entre les 2 extrémités osseuses.

Q

Reconditionnement à l’effort

Remodelage osseux: Processus lent, renouvelant les os en permanence: des cellules viennent grignoter l’os existant (résorption), d’autres en fabriquent du nouveau. La résorption finit par prédominer sur la formation avec l’âge, ce qui explique la survenue de l’ostéoporose.

Scintigraphie osseuse: Un produit légèrement radioactif est injecté dans une veine. Il est fixé par l’os de façon d’autant plus intense que le métabolisme local de l’os est accéléré (fissures, inflammations, infections). Une photo avec caméra spéciale est prise 3 heures plus tard. Le produit est ensuite rapidement éliminé dans les urines. A ne pas faire chez une femme enceinte.

Spondylolisthésis

Supination: Mouvement de rotation du coude qui ouvre la main vers l’extérieur. Voir douleurs du coude.

Syndesmophyte: ossification progressive des ligaments unissant 2 vertèbres, réalisant au bout d’un certain nombre d’années un véritable pont osseux, et donc une soudure de l’articulation. C’est un phénomène caractéristique des rhumatismes ankylosants, et en particulier de la spondylarthrite. Mais un aspect radiologique voisin se voit dans la banale arthrose vertébrale, et dans la bénigne maladie de Forestier.

Syndrome douloureux régional complexe

Synoviorthèse: Traitement utilisé dans les rhumatismes inflammatoires type polyarthrite rhumatoïde, consiste à injecter dans une articulation un acide ou un isotope radioactif d’action courte qui détruit la membrane synoviale rhumatismale.

Système immunitaire: Notre système de défense contre les agressions extérieures. Fait intervenir différents types de cellules, certaines gobent directement l’intrus, d’autres fabriquent des anticorps contre lui. Peut se dérégler et se mettre à fabriquer des anticorps contre son propre organisme (auto-anticorps): ce sont les maladies immunitaires.

Ténosynovite: inflammation de la gaine d’un tendon.

Tinel (signe de): réveil de sensations électriques dans la zone de sensibilité d’uerf quand on tape sur un point de son trajet. Indique en général que le nerf est très irritable à cet endroit.

Topographie: zone touchée par le symptôme. Entre autres, la topographie est particulièrement importante quand une douleur n’est pas réduite à un point mais s’étend à une région de la peau: elle identifie le nerf en cause.

Torticolis: synonyme de cervicalgie aiguë

Trophique (troubles), trophicité: modifications des tissus d’une région suite à l’atteinte de nerfs particuliers: le système neuro-végétatif ou système nerveux “autonome” (indépendant de la volonté). Comme un courant alimentaire, ces nerfs assurent un bon état des tissus (une bonne “trophicité”). En cas de troubles trophiques, la peau devient sèche ou au contraire imbibée de sueur anormale, elle est trop rouge ou blafarde, peut se rétracter ou gonfler. Muscles et cloisons sous-cutanées sont également siège de rétractions.

Uncarthrose uncodiscarthrose: arthrose entre 2 vertèbres cervicales épaississant l’uncus, bord arrière et latéral du corps vertébral. Cette arthrose est fréquemment signalée sur les compte-rendus radiologiques car source potentielle d’irritation des racines nerveuses qui passent à cet endroit (névralgie cervico-brachiale). Mais elle est très banale à partir de la trentaine et la plupart n’en souffriront jamais.

Uvéite: inflammation de l’intérieur de l’oeil.

 GUIDE DE GRAMMAIRE FRANÇAISE: MORPHO-SYNTAXE

1. La FORME NÉGATIVE:

        1.1. Règle générale: La négative se forme en introduisant les particules NE, avant le verbe, et PAS, après le verbe (NE + VERBE + PAS):

Affirmative => “Il va assister au concours.”

Négative => “Il ne va pas assister au concours.”

        MAIS si on a un temps composé (Passé composé; plus-que-parfait; etc.; tous les temps passifs), la négation incide sur l’ auxiliaire (NE + AUXILIAIRE + PAS + VP):

         Affirmative: “Ils sont allés au Carrefour.”

         Négative: “Ils ne sont pas allés au Carrefour.”

         Affirmative: “Les oranges ont été mangées par lui.” (Passive)

         Négative: “Les oranges n’ ont pas été mangées par lui.” (Passive)

La négation avec POINT est plus forte que celle de NE… PAS (son sens sera équivalent à celui de la négation avec NE… PLUS. En portugais pourra se traduire par “nada“):

Votre taux de chollestérol est assez élevé: point de frites, point de graisses, point d’ oeufs, point d’ alcool.

·                     1.2. S’ il s’ agit de la négation d’ une alternative (disjonction), on a NE… NI… NI... , au lieu de NE… PAS:

         Affirmative: “Prends-tu du café ou du lait?”(Type Interrogatif)

Négative: “Je ne prends ni café ni lait.”(Type déclaratif)

·                     MAIS on dit:

 NI Jean NI Pierre ne sont à la maison.

 1.3. DES CAS PARTICULIERS:

 Si on utilise une particule qui indique déjà une négation __ total ou partielle __ le PAS disparaît et donne lieu à d’ autres particules (ou constructions) négatives:

 1.3.1. NE… JAMAIS (apparaît aussi comme antonyme de souvent, toujours, déjà…). Ce type de négation indique que l’ actio’ existe à aucun moment.

   Tu as dit ça?

   Non, je ne dirais jamais ça.

   Tu as dejà vu un O. V. N. I. ?

   Non, je n’ en ai jamais vu.

   Tu vas souvent à l’ opéra?

   Non, je n’ y suis jamais allé.

   1.3.2. PAS ENCORE et NE… PAS ENCORE:

   “Tu es déjà allé à Paris?” R: “PAS ENCORE”. ou “Non, je n’ y suis PAS ENCORE allé.

   “As-tu déjà décidé où aller passer ces vacances?” R: “Je n’ ai PAS ENCORE décidé où j’ irai paser ces vacances.

   1.3.3. NE… PLUS (apparaît comme antonyme de encore). Cette négation indique que l’ action a cessé d’ exister.

   Tu as encore mal à la tête?

   Non, je n’ en ai plus.

   Il parle encore?

   Non, il ne parle plus.

   Il est venu du travail. Alors il ne travaille plus.

   NE… PLUS donne lieu à NON PLUS quand on réitérer un sens négatif [en portugais a le sens de “também não“]:

   “As-tu encore de l’ argent?” __ R1: “Non, je n’ ai plus d’ argent.” __ R2: “Moi non plus.

   “A-t-elle encore la patience de répéter?” __ R1: “Non, elle n’ a plus de patience… Et nous non plus.

   1.3.4. NE… GUÈRE (négation partielle: en portugais a le sens de “mal”, “não muito”, “muito pouco”)

   Tu connais bien la France?

   Non, je ne la connais guère.

   Tu aimes beaucoup faire la cuisine?

   Non, je n’ aime guère la faire.

   1.3.5. NE… PERSONNE ou PERSONNE… NE (apparaît comme antonyme de quelqu’ un, les personnes, les gens, etc.):

    Tu es allé chez tes oncles?

    Oui, mais je n‘ y ai trouvé personne.

    Quelqu’ un t’ a aider pour ce travail?

    Non, personne ne m’ a aidé.

    Tu connais ces persponnes-là?

    Non, je n’ y connais personne.

    MAIS quand PERSONNE occupe la fonction de SUJET, la particule NE vient immédiatement après cet indéfini:

    PERSONNE ne m’ a aidé

    Il n’ aime PERSONNE… et PERSONNE ne l’ aime.

    1.3.6. NE… RIEN (apparaît comme antonyme de quelque chose, tout…):

    Tu bois une bière?

    Non, je ne bois rien.

    Tu as mangé?

    Non je n’ ai rien mangé.

    Tu prends quelque chose?

    Non, je ne prends rien.

    MAIS dans les cas où RIEN occupe la fonction de SUJET (à exemple de ce qui se passe avec PERSONNE), la particule NE vient immédiatement après cet indéfini:

    RIEN ne vaut une belle nuit de sommeil.

    RIEN ne m’ empêchera d’ atteindre ce que je veux.

    1.3.7. NE…. QUE (Négative restrictive. Fonctionne comme équivalente de l’ adverbe seulement):

    Il y a seulement trois ans.” => “Il n’ a que trois ans.”

     Vous avez seulement deux minutes pour finir votre travail.” => “Vous n’ avez que trois minutes pour finir votre travail.

     1.3.8. NE… PAS DU TOUT ou PAS DU TOUT (correspond à une gradation de l’ intensité de la négation):

    “Je n’ aime pas du tout les fèves. (Não gosto nada de favas)

    “Je ne me suis pas du tout reposé pendant les vacances. (Não descansei nada durante as férias)

    Il ne travaille pas du tout, quand tu es là. (Ele não trabalha nada, quando tu cá estás.)

   “Tu aimes ça?” ” __ Pas du tout.” (=> Je n’ aime pas du tout ça.)

   1.3.9. NE… AUCUN / AUCUNE

   “__ Tu as mangé des pommes?”

   ” __ Non, je n’ ai mangé aucune.”

   MAIS dans les cas où AUCUN / AUCUNE occupe la fonction de SUJET (à exemple de ce qui se passe avec PERSONNE et RIEN), la particule NE viendra après cet indéfini:

   AUCUN d’ entre nous n’ ira en vacances.

   AUCUN de ses amis n’ est venu le visiter.

  NE… AUCUN peut aussi être remplacé par NE… NUL

  Je n’ attends AUCUN ami. => Je n’ attends NUL ami.

  1.4. Le NE comme particule EXPLETIVE (le NE expletif sert à peine à renforcer le sens de la phrase):

  Je crains qu’ il NE fasse des bêtises. [après des verbes qui indiquet DOUTE ou SOUCI]

  Je ne ferai rien à moins que tu NE le dises. [après À MOINS QUE __ facultatif]

  Ne sortez pas sans que vous N’ ayez rangé votre chambre. [après SANS QUE __ facultatif]

   Pense, avant que tu NE dises de bêtises. [après AVANT QUE __ facultatif]

  Il joue du piano mieux qu’ il NE chante. [phrase comparative]

  D’ autres cas d’ OMISSION de PAS:

  1.5.1. Dans des phrases telles que:

  Qui ne le comprendrait?”

  “Qui ne le croirait?”

  1.5.2. Dans des structures telles que:

  Je ne sais comment résoudre ce problème.”

  Il ne savait à qui s’ adresser.”

  Il ne saura quoi faire.”

  1.5.3. Avec les verbes POUVOIR, CESSER DE, OSER, suivis d’ un INFINITIF:

  “Je n’ ose lui dire ce que j’ ai fait.”

  “Je ne puis vous rendre vos affaires.”

  “Il ne cesse de parler, le bavard!”

TABLEAU-SYNTHÈSE SUR LA NÉGATION

PARTICULES

NÉGATIVES

AFFIRMATIVE

NÉGAIVE

NE… PAS

Ils mangent du pain.

Ils l’ ont vu.

Ils ne mangent pas de pain.

Ils ne l’ ont pas vu.

NE… JAMAIS

Elles vont souvent au cinéma.

Il parle encore.

Elles ne vont jamais au cinéma.

Il ne parle plus.

NE… PLUS

Vous y serez toujours.

Vous n’ y serez plus.

NE… PERSONNE (Objet)

J’ ai vu mes camarades / quelqu’ un.

Je n’ ai vu personne.

PERSONNE NE (Sujet)

Tout le monde marche.

Personne ne marche.

NE… RIEN (Objet)

J’ entends quelque chose.

Je n’ entends rien.

RIEN NE (Sujet)

Tout est arrivé.

Rie’ est arrivé.

NE… AUCUN (Objet)

J’ ai reconnu quelques-uns.

Je n’ ai reconnu aucun.

AUCUN NE (Sujet)

Quelqu’ un est là.

Aucu’ est là.

NE… NI…

NE… NI… NI

NI… NI… NE

Elle a dansé et chanté

Lui et ses frères, ils sont venus.

Ils ont répondu, les uns et les autres.

Elle n’ a dansé ni chanté

Ni lui ni ses fr*ères ne sont venus.

Ils n’ ont répondu ni les uns ni les autres.

 

Réponses Négatives Courtes: quelques exemples

AFFIRMATIVE

NÉGATIVE

AFFIRMATIVE

NÉGATIVE

C’ est ennuyeux?

Non, pas du tout.

Absolument pas.

Voulez-vous encore du gâteau?

Merci, plus du gâteau.

Je vous ai fait mal?

Non, ce n’ est rien.

Voulez-vous une cigarette?

Non, merci.

Il y a encore du lait?

Non, plus du tout.

Tu veux du dessert?

Non, merci, pas de dessert.

 

2. LA VOIX PASSIVE (FORME PASSIVE):

2.1. Voyons ce qui se passe dans le passage de l’ ACTIVE Á la PASSIVE:

PHRASE ACTIVE

PHRASE PASSIVE

La poussière noircit les maisons.

=> Les maisons sont noicies par la poussière.

AU NIVEAU FONCTIONNEL, ON CONSTATE QUE:

PHRASE ACTIVE

PHRASE PASSIVE

Sujet <=>

La poussière

par la poussière

<=> Complément d’ Agent

Prédicat <=>

Présent Actif:

noircit

Présent Passif:

sont noircies

<=> Prédicat

Compl. d’ Obj. Dir. <=>

les maisons

les maisons

<=> Sujet

·                             

2.2. LES CHANGEMENTS ENTRE L’ ACTIVE ET LA PASSIVE:

2.2.1. TRANSFORMATIONS AU NIVEAU DES SYNTAGMES NOMINAUX:

ACTIVE

PASSIVE

Le SUJET de l’ active

 

 

 

Un agent l’ accompagnait.

Un mur entoure la propriété.

occupe à la passive la fonction de COMPLÉMENT D’ AGENT.

Celui-ci est habituellement introduit par la préposition PAR.

Cependant, avec certains verbes passifs, on peut avoir la préposition DE.

Il était accompagné d’ un agent.

La propriété est entourée d’ un mur.

Le COMPLÉMENT D’ OBJET DIRECT de l’ active:

Nous avons bu une bière.

occupe à la passive la fonction de SUJET:

Une bière a été bue par nous.

·                    

 

2.2.2. LES TRANSFORMATIONS AU NIVEAU DU SYNTAGME VERBAL:

TEMPS VERBAL

ACTIVE

PASSIVE

Indicatif Présent:

“Le train écrase une voiture.”

Une voiture est écrasée par le train.

Indicatif Imparfait:

Le train écraisait une voiture.

Une voiture était écrasée par le train.

Passé composé

Le train a écrasé une voiture.

Une voiture a été écrasée par le train.

Passé simple:

Le train écrasa des voiture.

Des voitures furent écrasées par le train.

Futur simple:

Le train écrasera une voiture.

Une voiture sera écrasée par le train.

Conditionnel Présent:

Le train écraserait la moto…

La moto serait écrasée par le train…

Futur antérieur:

Le train aura écrasé une voiture.

Une voiture aura été écrasée par le train.

NOTE: Il faut faire attention à la correspondance des verbes entre l’ active et la passive, et, dans celle-ci, aux accords avec le PARTICIPE PASSÈ:

La voix passive, ayant comme auxiliaire le verbe ÊTRE, exige l’ accord du PARTICIPE PASSÉ avec le SUJET, en genre et uombre.

·                    

 

2.2.3. QUELQUES REMARQUES SUR LA CORRESPONDANCE PRONOMINALE

2.2.3.1. Le complément d’ objet direct est un pronom personnel:

C. O. D. de l’ ACTIVE

SUJET de la PASSIVE

Me …………………………..>

Te ……………………………>

Le / la / l’ ………………..>

Nous……………………..>

Vous ………………………>

Les ………………………..>

Je

Tu

Il ou Elle

Nous

Vous

Ils ou Elles

“Il m’ a vu hier.”

J’ ai été vu par lui hier.”

2.2.3.2. Si le complément d’ objet direct est le pronom relatif QUE, à la passve il prendra la forme du sujet QUI:

ACTIVE

PASSIVE

QUE __ C. O. D.:

QUI __ SUJET:

Je connais les chansons QU’ il chante.

“Voilà la maison QU’ ils ont achetée.

Je connais les chansons QUI sont chantées par lui.

La maison QUI a été achetée par eux c’ est celle-là.

2.2.3.3. Le COMPLÉMENT D’ AGENT est habituellement introduit par PAR. Mais il apparaît aussi la préposition DE:

3.1. Soit quand la phrase exprime un état de choses:

3.2. Soit quand l’ agent est une idée, une chose abstraite:

“Il est aimé de ses supérieurs”;

Elle était accompagné de son mari.“;

La route est bordée de fleurs.

“Il se sentit saisi de peur.”;

“N’ êtes-vous pas frappé de stupeur.”

 

C. TYPES DE PHRASE: INTERROGATIVE et EXCLAMATIVE

1. LA PHRASE INTERROGATIVE:

1.1. INTERROGATIVE PAR INTONATION __ Une phrase déclarative peut se transformer dans une INTERROGATIVE par le simple changement de l’ INTONATION:

Il a bien travallé.” [déclarative] => “Il a bien travaillé?” [interrogative]

On frappe à la porte.” [déclarative] => “On frappe à la porte?” [interrogative]

1.2. INTERROGATIVE PAR INVERSION DU SUJET __ à la simple INTONATION on ajoute L’ INVERSION DU SUJET:

Elle aime jouer du piano.” [déclarative] => “Aime-t-elle jouer du piano?” [interrogative]

Michel viendra ce matin. [déclarative] => “Michel viendra-t-il ce matin?” [interrogative]

Temps du verbe

Le verbe varie en mode, en voix, en personne, eombre (voir personne grammaticale), et en temps.

On appelle “temps du verbe” les formes par lesquelles le verbe situe l’action sur la ligne du temps, passéprésentfutur. Cette précision temporelle est donnée, soit par rapport au moment de l’écriture ou de la parole, soit par rapport à une indication de contexte (hier, la semaine prochaine, etc.), soit par rapport à un autre verbe de la phrase. On parle parfois de temps absolu quand l’action est datée par rapport au moment de la parole et de temps relatif lorsqu’elle est datée par rapport à un autre événement.

Chaque mode possède plusieurs temps. Le gérondif n’en a qu’un, tandis que l’ indicatif, le plus riche, en compte huit.

L’indicatif, par exemple, peut être au : présent, passé composé, imparfait, passé simple, plus-que-parfait, futur simple, passé antérieur, futur antérieur.

L’impératif, uniquement au présent et au passé.

Tous ces temps donnent lieu à des entrées particulières où ils sont présentés et commentés. Vous pouvez vous y rendre en cas de besoin.

On distingue les temps simples, formés du verbe seul – radical et désinence (Il chante, il chantait, il chantera, etc.), les temps composés formés du verbe au participe passé et d’un auxiliaire au temps simple (Il a chanté, il avait chanté, il eut chanté, etc.), les temps surcomposés (rares) formés d’un auxiliaire à un temps composé et du verbe au participe passé (Il a eu chanté, il avait eu chanté, il aurait eu chanté).

Conjugaison

Les verbes se divisent en trois grands groupes de conjugaison selon la finale qu’ils présentent à l’ infinitif et au participe présent.

1er groupe = “er” sur le modèle de aimer.

2e groupe = “ir” sur le modèle de finir.

3e groupe = tous les autres verbes “oir”, “re”, le verbe “aller, et les “ir” sur le modèle de “sentir”.

Le 1er groupe compte 90% des verbes existant en français, la conjugaison de ce groupe est régulière (sans exceptions). La grande majorité des verbes nouveaux (radiographier, atomiser, etc.) sont créés sur le modèle de “aimer“, 1er groupe.

Le second groupe comprend quelque trois cents verbes qui sont de type régulier. Sur le modèle de “finir”, participe présent en “-issant” et indicatif présent en “-is”.

Le 3e groupe comprend en plus de “aller“, une trentaine de verbes en “ir” sur le modèle de “sentir”, dont le participe présent se termine en “-ant”, une trentaine en “-oir” (recevoir), et une centaine en “-re“. C’est le groupe des exceptions et des verbes irréguliers.

Verbe (description)

Le verbe est le mot essentiel de la langue. Il varie en mode, en temps, en voix, en personne (voir personnes grammaticales) et en nombre. Au participe passé il varie parfois en genre.

Une description complète du verbe doit prendre en compte tous ces éléments.

On distingue en premier les verbes d’action et les verbes d’état. Un verbe d’action exprime une action faite ou subie par le sujet (Il lance une pierre. Il réfléchit. L’arbre est découpé.). Un verbe d’état (sembler, paraître, devenir rester, demeurer, etc.) exprime un état du sujet (Il semble triste).

Le verbe d’action peut se présenter sous deux (trois) aspects, selon la position du sujet par rapport à l’action que décrit le verbe, c’est ce que l’on appelle ses voix. Il est à la voix active si le sujet fait l’action (Pierre construit une maison), il est à la voix passive si le sujet subit l’action (Une maison est construite par Pierre). Certains grammairiens considèrent le verbe pronominal comme une voix moyenne. Certains verbes n’existent qu’à la forme (ou voix) pronominale (se souvenir, s’écrier, s’abstenir, etc.).

Après avoir cerné sa voix il faut préciser le sens du verbe. Pour un verbe d’action on dira s’il est transitif ou intransitif (les verbes d’état ne sont pas transitifs, ils ont pour rôle de relier l’ attribut au sujet, ce sont des verbes attributifs). Pour un verbe pronominal il faudra préciser ses divers sens possibles ” réfléchi, réciproque, passif, subjectif” voir pronominal.

Quelle que soit sa voix un verbe à sept modes possibles ” indicatif, conditionnel, impératif, subjonctif, infinitif, participe, gérondif“. Voir modes ou directement un des modes.

Après avoir défini le mode, il faut préciser le temps ( présent, imparfait, futur, passé, plus-que-parfait). Voir temps (du verbe) ou directement un de ces temps.

Les personnes et le nombre : première personne, deuxième, etc. Voir personnes grammaticales.

Le modèle de conjugaison. Voir conjugaison. Les tournure ou forme du verbe, on distingue les tours : affirmatif, interrogatif, interro-négatif (Il mange. Mange-t-il? Ne mangera-t-il pas?). Voir interrogative, négation.

La construction peut être personnelle ou impersonnelle. Certains verbes sont essentiellement impersonnels (les verbes décrivant des phénomènes météorologiques + il faut, il s’agit, il appert). De nombreux autres peuvent se construire des deux manières (Un accident m’est arrivé, Il m’est arrivé un accident). Voir impersonnels.

Le mot du jour :

Croisée (adjectif féminin singulier)

1.     formant une croix

2.     entrecroisée pour un tissue

3.      qui converge mais en provenant de différentes directions

4.     résultant du croisement de deux espèces animals

5.     (nom féminin singulier)

6.     point de rencontre de voies de communication

7.     châssis de fenêtre, fenêtre elle-même.

8.     en histoire, femme participant à une croisade

9.     par extension, femme menant une campagne acharnée pour une idée, une cause
Présent

Le présent, comme soom l’indique, exprime un temps. Sur la ligne du temps passé – présent – futur, le présent indique que l’action qu’exprime le verbe est en train de se dérouler (Il mange en ce moment).

Selon le mode : doute, interdit, éventualité, réalité, on utilisera le présent de l’indicatif, du subjonctif, du conditionnel, de l’impératif, etc. (voir modes).

Au sens strict, le présent indique que le fait a lieu au moment même de l’écrit ou de la parole. Mais celui qui parle, celui qui écrit, peut se projeter n’importe où sur la ligne du temps, il peut étendre l’instant de la parole et le faire déborder en arrière sur le passé, en avant sur l’avenir. Le présent, dans ces emplois particuliers, peut alors exprimer diverses nuances :

une action habituelle – présent d’habitude : Il travaille le soir ;

un fait passé – présent de narration : Alexandre le Grand se dirige alors vers l’Orient ;

– une vérité générale : Le soleil se lève à l’Est;

un fait futur après “si” conditionnel : Si tu parles le groupe est perdu ;

– un fait futur présenté comme certain : Un mot de plus, je sors! ;

un fait qui déborde légèrement soit dans le passé, soit dans le futur : Il nous quitte à l’instant. Il revient tout de suite.

Passé

Sur la droite du temps le verbe peut indiquer que l’action qui se passe au moment de la parole se déroule dans le passé, le présent ou le futur.

Cette précision temporelle est donnée, soit par rapport au moment de l’écriture ou de la parole, soit par rapport à une indication de contexte (hier, la semaine prochaine, etc.), soit par rapport à un autre verbe de la phrase. On parle parfois de temps absolu quand l’action est datée par rapport au moment de la parole et de temps relatif lorsqu’elle est datée par rapport à un autre événement.

Les temps du passé sont :

imparfait (je mettais) : indique un fait se déroulant dans le passé mais n’offrant d’intérêt ni par son origine, ni par sa fin (voir aussi, plus précisément, imparfait);

passé simple (je mis) : exprime un fait entièrement achevé dans le passé;

passé composé (ou passé indéfini) (j’ai mis) : exprime un fait entièrement achevé dans le passé mais pouvant avoir, avec le moment où l’on parle, quelques relations;

plus-que-parfait (j’avais mis) : exprime un fait achevé par rapport à un autre fait lui aussi passé;

passé antérieur (j’eus mis): exprime un fait accompli, soit par rapport à un autre fait passé, soit par rapport à un complément de temps situant une marque dans le passé (la semaine dernière, hier…).

Futur

Le futur, comme soom l’indique, exprime un temps. Sur la ligne du temps : passé – présent – futur, le futur indique que l’action qu’exprime le verbe se déroulera plus tard (Il mangera tout à l’heure).

Le futur appartient au mode indicatif, celui-ci est le mode du fait, de la certitude, de la déclaration, du jugement, de la croyance, etc. A l’intérieur de ce mode, le futur indique diverses situations par rapport au temps de l’action.

1. le futur simple (Nous paierons. Vous apprécierez) indique un fait à venir au moment de la parole (La semaine prochaine nous partirons en congé).

Il s’utilise parfois à la place de l’ impératif qui lui aussi concerne le futur (Sortez! Vous voudrez bien sortir.).

On l’emploie à la place du présent de l’indicatif pour atténuer l’expression (Je vous demande de régler votre dette. Je vous demanderai de régler votre dette).

2. le futur antérieur : indique qu’une action sera passée lorsqu’une seconde arrivera (Dès que tu auras fini, nous partirons) ou qu’une action sera passée dans le futur (A ce moment-là, il aura fait des progrès). Il s’utilise aussi pour atténuer l’expression ou pour indiquer, dans un renversement de temps, le caractère pittoresque, exceptionnel, d’un fait déjà accompli (C’est impossible ! Vous aurez mal compris. Nous sommes perdus, c’est le concierge qui nous aura vendus).

Plus-que-parfait

Le plus-que-parfait est un temps du mode indicatif et du mode subjonctif. Le plus-que-parfait indique un fait passé (c’est donc un temps du passé), ce fait est antérieur à un autre fait, passé lui aussi. Peu importe le délai écoulé entre les deux faits.

Dès l’ouverture de la porte nous avions compris.
Dès l’année 1968, cela fait maintenant près de trente ans, nous avions compris.

Lorsque le fait au plus-que-parfait est en rapport avec un fait décrit par un second verbe, celui-ci est à l’ imparfait, au passé simple, ou au passé composé.

Il venait une bonne odeur de soupe car la maîtresse de maison avait commencé le repas.

Il crut que nous étions d’accord car nous avions souri à ses propositions.

Le plus-que-parfait s’utilise parfois dans une volonté d’atténuation en rejetant dans le passé un fait présent.

On sonne. J’ouvre la porte, et vois Pierre qui me dit : “j’étais venu vous rappeler votre promesse”.

Après un “siconditionnel, on emploie obligatoirement le plus-que-parfait si le fait est dans le passé.

Si tu m’avais prévenu, je ne serais pas parti.

Remarquez que le verbe de la principale est au passé du conditionnel.

Le plus-que-parfait a un temps surcomposé, peu employé, et la plupart du temps, uniquement si le verbe de la principale est lui-même au plus-que-parfait.

S’il lui avait eu fait visiter un lieu qu’il connaissait, il lui aurait dit.

Imparfait

L’imparfait est parfois dit “le présent du passé”. Il exprime une action en cours dans le passé, au moment où une autre action, elle aussi passée, se produit. L’imparfait ne décrit ni le début, ni la fin de l’action en cours (Comme j’arrivais, j’entendis un grand bruit).

Il peut exprimer des nuances très proches du présent de l’ indicatif :

– une action située à un moment précis du passé – imparfait narratif (En mars 1871, Paris était en flammes);

– une action qui dure – dans le passé (Le vent soufflait et emportait les nuages);

– une action habituelle – imparfait d’habitude (Le colonel soupait à 8 heures et partait rendre visite à Mme Lupin);

– un futur proche d’un passé (Nous avons appris que tu partais demain).

D’autres nuances résultent du contexte (un fait possible, une supposition, etc.). L’imparfait s’emploie très souvent pour atténuer une demande ou pour marquer la politesse (Je voulais vous demander…Vous désiriez…).

 

Voix active et voix passive

On appelle “voix” les formes que prend le verbe pour exprimer le rôle du sujet dans l’action. On distingue traditionnellement la voix passive et la voix active. (Certains grammairiens considèrent le verbe pronominal comme une voix moyenne, d’autres le considèrent comme un cas particulier de la voix active). Voir pronominal.

Dans la voix active, le sujet fait l’action (Pierre mange du pain). Dans la voix passive, le sujet subit l’action (Le pain est mangé par Pierre).

La voix passive et la voix active représentent donc des types de constructions. On peut, lorsque le verbe est transitif direct, exprimer les mêmes idées en utilisant l’une ou l’autre voix.

Le maçon construit la maison.

La maison est construite par le maçon.

Comme on le remarque, les mêmes mots dans la phrase n’ont pas les mêmes fonctions. Le groupe nominalle maçon“, sujet dans la voix active, est devenu complément d’agent dans la voix passive. Le groupe “la maison”, COD dans la voix active, est maintenant sujet. Le verbe aussi a changé de forme, il est maintenant à une forme composée.

La transformation passive peut servir (la plupart du temps mais, hélas, pas toujours) à définir si un verbe est transitif direct. Seuls les verbes transitifs directs acceptent la transformation passive (exceptions : obéir, désobéir, pardonner). Elle permet parfois de trouver le complément d’objet direct. Le complément d’objet direct du verbe actif devient le sujet du verbe passif.

Modes verbaux personnels et impersonnels

Les modes représentent la manière dont l’action exprimée par le verbe est conçue et présentée. L’action peut être mise en doute, affirmée comme réelle, éventuelle, etc.

Quelle que soit sa voix ( active, passive ou pronominale) un verbe a sept modes possibles.

l’ indicatif présente l’action comme réelle;

le conditionnel présente l’action comme éventuelle;

l’ impératif présente l’action comme un ordre;

– le subjonctif présente l’action comme désirée, envisagée ou douteuse;

l’ infinitif dit, sans plus, ce qu’est cette action;

– le participe exprime l’action comme le ferait un adjectif;

– le gérondif indique une circonstance (c’est la forme adverbiale du verbe).

L’indicatif, le conditionnel, l’impératif et le subjonctif sont des modes personnels, c’est-à-dire qu’ils admettent la distinction des personnes grammaticales (je, tu, les hommes…).

L’infinitif, le participe et le gérondif sont des modes impersonnels qui n’admettent pas la distinction des personnes grammaticales.

Pour le mode du verbe dans la proposition subordonnée, voir locutions conjonctives et mode.

Conditionnel

Le conditionnel est un mode du verbe, c’est une façon de concevoir et de présenter l’action. Le conditionnel présente l’action (au sens large) qu’indique le verbe, comme éventuelle ou dépendante d’une condition – exprimée ou non.

Il viendrait si nous l’invitions.

Il mangerait trop.

Il peut marquer :

– un fait futur et possible à certaines conditions.
(S’il me le demandait, j’irais);

– un fait présent ou même passé qui ne s’est pas réalisé.
(S’il était grand il serait plus fort que toi).

En dehors des cas d’emploi stricts, on utilise souvent le conditionnel pour atténuer une affirmation (Je voudrais encore un peu de café. Il y aurait eu une crise importante dans le groupe). Il exprime parfois l’indignation ou l’étonnement (Quoi ! Vous vous dédiriez pour si peu!). Il indique encore un fait imaginaire, à la manière des enfants (Tu serais le gendarme et moi je serais le voleur).

Impératif

L’impératif est le mode des phrases injonctives, il exprime l’ordre (tour affirmatif : Fuyez!) ou la défense (tour négatif : Ne bougez pas).

C’est le plus pauvre des quatre modes personnels : il n’a que trois personnes grammaticales et pas de pronom sujet (2e du singulier : mange, 1re du pluriel : mangeons, 2e du pluriel : mangez).

L’impératif n’a que deux temps : présent (temps simple : cours, courons, courez), passé (temps composé, très limité d’emploi : aie couru, ayons couru, ayez couru).

Des trois voix : active, passive, pronominale, seule la voix active accepte le temps du passé.

Certains verbes sont défectifs à l’impératif (pouvoir, devoir).

Notez que la 1re personne du pluriel peut signifier une 2e personne du singulier (politesse) ou du pluriel (plusieurs personnes) et même une 1re du singulier si le scripteur s’exhorte lui-même (Allons, dépêchons mon ami. Allons, dépêchons jeunes gens. Allons-y!). Voir personnes grammaticales.

Les verbes du 1er groupe forment la 2e personne de l’impératif présent en “e” (mange, saute, chante). Les verbes des 2e et 3e groupe forment la 2e personne en “s” (finis, cours, bois). Voir conjugaison. Les exceptions suivantes provoquent parfois des erreurs :

Infinitif

L’infinitif est souvent appelé la forme nominale du verbe. C’est la forme la plus simple de l’expression verbale ; avec le participe et le gérondif, il est l’un des trois modes dits impersonnels. Il ne porte ni l’indication de nombre ni l’indication de personne (manger, boire, danser, dormir)

1. Infinitif comme nom : il peut avoir toutes les fonctions du nom.

2. Infinitif comme verbe : il peut conserver toute sa valeur de verbe et être le noyau d’une proposition, celle-ci est alors dite infinitive (Il ne sait pas où passer la soirée). Mais on peut aussi le trouver comme noyau d’une principale.

Dans une proposition principale (ou indépendante) il exprime :

l’ordre ou la défense, il est alors proche de l’ impératif (Ne rien jeter par la fenêtre);

– l’ interrogation ou l’ exclamation (Que faire ?);

l’affirmation (Et les enfants de pleurer).

Dans une subordonnée, complétive ou relative, il est la plupart du temps en position de complément d’objet (Il écoute son fils jouer du piano). Il faut pour cela que l’infinitif ait son sujet propre.

Subjonctif

Quelle que soit sa voix (active, passive, pronominale), un verbe a sept modes possibles (voir modes). le subjonctif est essentiellement le mode de la subordination, de l’indécision, du doute, du fait pensé. C’est aussi le mode le plus délicat d’emploi.

Il a quatre temps qui vont deux par deux : présent et passé, imparfait et plus-que-parfait.

le présent exprime aussi bien le futur (Je veux que tu écrives la préface au mois de mars de l’année prochaine).

le passé exprime l’antériorité par rapport au moment actuel (Je veux qu’il ait connu le second personnage au moment où il abandonne son travail).

le plus-que-parfait exprime l’antériorité par rapport à l’imparfait (Je voulais que tu eusses connu mon enfance).

Le subjonctif se rencontre en proposition principale ou indépendante, il exprime un ordre ou une défense (Qu’il sorte! Qu’il ne touche pas mes livres.), un souhait (Puissiez-vous prendre la bonne décision), une supposition (Qu’il ait la santé et nous pourrons compter sur lui), une concession (Qu’il ne l’ait pas fait exprès, voilà qui ne nous avance guère).

En proposition subordonnée le subjonctif s’emploie après des verbes de forme impersonnelle marquant la nécessité, le doute, le désir, etc. Après “que” introduisant une subordonnée complément d’objet mise en tête de la phrase. Après des verbes d’opinion, de déclaration, de perception quand le fait est simplement envisagé. Dans de nombreuses subordonnées circonstancielles.

Cet usage du subjonctif est traité sous diverses entrées et nous vous conseillons de lire, en cas de besoin, locutions conjonctives et mode, “que” indicatif ou subjonctif, ainsi que la concordance des temps.

Indicatif

Quelle que soit sa voix (active, passive, pronominale) un verbe a sept modes possibles (voir modes). L’indicatif est essentiellement le mode du réel. Il s’emploie dans les phrases énonciatives, les phrases interrogatives et les phrases exclamatives. C’est le mode le plus riche en temps (le plus pauvre, le gérondif n’a qu’un seul temps : En marchant. En rêvant), l’indicatif en a huit : quatre simples et quatre composés :

le présent;

– l’ imparfait;

– le passé simple;

– le futur simple;

– le passé composé;

 – le plus-que-parfait;

– le passé antérieur;

– le futur antérieur.

Tous ces temps donnent lieu à des entrées que vous pouvez consulter en cas de besoin.

Personnes grammaticales

Le verbe varie selon la personne, le nombre, le mode et le temps (voir temps (du verbe).

Le verbe varie en personne, c’est-à-dire qu’il change sa terminaison selon que le sujet est à la première personne (je chante), à la deuxième personne (tu chantes) ou à la troisième personne (ils chantent). Voir conjugaison.

Parmi les sept modes possibles d’un verbe (indicatif, conditionnel, impératif, etc.), trois modes n’acceptent pas la variation selon les personnes, il s’agit de l’ infinitif (chanter), du participe passé (chanté/e), du gérondif (chantant). Ces modes sont dits impersonnels.

La première personne représente celui qui parle ou qui écrit (Je partirai demain). Au pluriel, la première personne représente un ensemble dans lequel se comprend celui qui parle ou écrit (Nous partirons demain).

La deuxième personne représente le destinataire, auditeur ou interlocuteur (Tu partiras demain). Au pluriel la deuxième personne représente un ensemble d’interlocuteurs (Vous partirez demain).

La troisième personne représente l’être ou la chose dont on parle (Il partira demain. Cet homme partira demain). Au pluriel la troisième personne représente des êtres ou des choses dont on parle.

Bien entendu, les personnes peuvent se confondre, soit que celui qui parle s’adresse à lui-même (Je me dis : “pourquoi tu as fait cette bêtise!“, soit que le locuteur utilise un “nous” de politesse ou de majesté (Nous avons étudié de nombreuses sources…, le “nous” ne représentant qu’un personne), soit encore qu’il s’adresse à son interlocuteur en utilisant un “vous” de politesse.

Auxiliaires et semi-auxiliaires

Les verbes auxiliaires sont des verbes qui “aident” à la conjugaison d’autres verbes en formant les temps composés (Il a dormi. Nous avons crié). Voir temps (du verbe).

Les principaux auxiliaires sont “être” et “avoir“. A côté de ces deux auxiliaires principaux, certains verbes qui servent à exprimer des nuances dans la conjugaison “faire“, “venir“, “aller“, “devoir“, “laisser“, etc. sont qualifiés de semi-auxiliaires. (Il va partir. Nous irons vous voir. La montagne doit être enneigée.)

1. se conjuguent avec “être” :

– les temps composés de tous les verbes pronominaux;
– les temps composés de certains verbes
intransitifs “aller, devenir, éclore, entrer, mourir, naître, rester, sortir”, etc.;

– la voix passive.

2. se conjuguent avec “avoir” :

– les verbes “avoir” et “être”;

– les verbes transitifs;

– la plupart des verbes intransitifs;

– tous les verbes impersonnels.

Verbes défectifs

Les verbes défectifs sont les verbes qui ne sont pas utilisés à certains temps ou à certaines personnes. Voir t emps (du verbe), personnes grammaticales.

Exemples :

Accord des verbes impersonnels                                

Les verbes impersonnels sont des verbes uniquement employés à la troisième personne du singulier (Il pleut). Ils sont dits impersonnels car le sujet “il” ne désigne rien (aucun être, aucune chose).

 Certains verbes sont impersonnels de manière habituelle (Il pleut, Il neige), ce sont les verbes décrivant des phénomènes météorologiques, d’autres le sont de manière occasionnelle. Un grand nombre de verbes personnels peuvent, en effet, se construire impersonnellement.

Des choses bizarres lui sont arrivées.

Il lui est arrivé des choses bizarres.

Les verbes impersonnels ou les verbes personnels construits impersonnellement peuvent avoir un sujet apparent “il“, et un sujet réel postposé (Il lui est arrivé des choses bizarres) ce sont des choses bizarres qui sont arrivées à “il“. Voir sujet apparent, sujet réel.

Règle : Les verbes impersonnels ou les verbes personnels construits impersonnellement s’accordent toujours avec le sujet apparent “il”.

Verbes pronominaux

Les verbes pronominaux sont ceux qui sont accompagnés d’un pronom reprenant le sujet (Je me lave. Tu te dépêches. Il se regarde. Nous nous regardons. Vous vous levez). Le pronom qui reprend le sujet est dit pronom conjoint.

Un verbe d’action peut se présenter sous trois aspects, trois voix : voix active (le sujet fait l’action, voix passive (le sujet subit l’action), voix pronominale dite voix moyenne (pronom reprenant le sujet).

De très nombreux verbes peuvent exister aux trois voix (Je regarde, je suis regardé, je me regarde). Certains n’existent qu’à la voix passive, certains, enfin, n’existent qu’à la voix pronominale (se souvenir, se repentir, etc.), ce sont les verbes essentiellement pronominaux.

Le pronom conjoint qui reprend le sujet est tantôt analysable, tantôt vague et sans fonction précise. Parmi les pronominaux à pronom conjoint analysable on distingue les réfléchis et les réciproques. Lorsque le pronom conjoint est vague et inanalysable on distingue les passifs et les subjectifs.

1. les réfléchis indiquent que le sujet (ou les sujets) exerce une action sur lui-même (Il se lave. Il se rase. Il se regarde. Elle se parle, etc.). Le pronom conjoint peut alors être COD ou COI (COD = Il se lave. COI = Elle se parle).

2. les réciproques indiquent que les sujets (collectif ou pluriel) exercent une action l’un sur l’autre (ou les uns sur les autres) et réciproquement (Ils s’appellent. Ils se cherchent. Vous vous parliez. Ils se regardent. etc.).

3. les passifs indiquent que le sujet subit l’action mais que l’être ou la chose qui accomplit cette action (l’agent) n’est pas nommé (La ville se voit de loin. Il s’appelle Pierre. L’or s’achète cher, etc.).

4. les subjectifs : le pronom est un élément totalement incorporé au verbe. Il s’agit surtout de verbes qui n’existent qu’à la forme pronominale (s’accouder, s’écrouler, se méfier, s’exclamer, s’écrier, etc.). Ces verbes sont dits essentiellement pronominaux. On trouve aussi dans cette catégorie, des verbes existant à la voix active mais avec une signification différente (S’apercevoir = se rendre compte, apercevoir = voir. S’oublier = ne plus penser à soi, oublier = omettre).

Un verbe peut avoir les quatre nuances : réfléchi (Il s’aperçoit dans la glace), réciproque (Ils s’aperçoivent sur la place), passif (La ville s’aperçoit de loin), subjectif (Il s’aperçoit de son erreur).

Les nuances des verbes pronominaux sont importantes pour l’accord des participes passés (voir participe passé des verbes pronominaux).

Verbes transitifs et intransitifs

Le verbe est certainement le mot le plus important de la phrase et il fait l’objet de nombreuses descriptions (voir description du verbe). La première consiste à savoir s’il s’agit d’un verbe d’action ou d’état. Le verbe exprime, en effet, essentiellement, une action faite ou subie par le sujet – ce sont les verbes d’action (Le feu brûle. Pierre chante, etc.), ou un état du sujet – ce sont les verbes d’état (Le feu est mort. Pierre semble malade).

Les verbes d’action peuvent se présenter sous trois aspects : voix active si c’est le sujet qui fait l’action (Le feu brûle. Pierre chante.), voix passive si le sujet subit l’action (Le bois est brûlé. La chanson est chantée.), voix pronominale lorsque le sujet est repris par un pronom personnel complément (Je me suis brûlé. Le feu s’est éteint).

Après avoir défini la voix du verbe il faut préciser son sens. Un verbe actif peut être transitif ou intransitif (la voix pronominale donne lieu à d’autres nuances. Voir pronominal. La voix passive ne donne pas lieu à cette distinction).

Un verbe transitif est un verbe accompagné d’un complément d’objet (Il mange une pomme. Il boit du vin. Il parle de son enfance).

Un verbe intransitif est un verbe qui n’est pas accompagné d’un complément d’objet (Il mange. Il boit. Il partira à l’aube. Il mangera bientôt).

Parmi les verbes transitifs certains sont accompagnés d’un complément d’objet direct (construit, directement sans préposition) ils sont, alors, dits transitifs directs, d’autres sont accompagnés d’un complément d’objet indirect (construit indirectement, à l’aide d’une préposition) et ils sont dits transitifs indirects. (Comparez : Il évoque son enfance = transitif direct. Il se souvient de son enfance = transitif indirect.)

La plus grande partie des verbes actifs sont tantôt transitifs (directs ou indirects) tantôt intransitifs – c’est-à-dire qu’ils peuvent être construits avec ou sans complément. Mais quelques-uns sont transitifs ou intransitifs de nature, essentiellement, c’est-à-dire qu’ils exigent ou ne peuvent pas être construits avec un complément

Suivant le verbe utilisé le complément d’objet sera donc obligatoire, interdit ou facultatif.

Participe présent et adjectif verbal

Si le participe passé, dans son emploi d’adjectif ne diffère pas de forme d’un emploi à l’autre, il n’en va pas de même pour le participe présent.

Le participe présent (forme en “ant” du verbe : chantant, dormant, courant, etc.) est invariable, l’adjectif varie eombre et en genre. Dans certains cas, l’orthographe diffère d’une forme à l’autre :

Dans les exemples suivants l’adjectif est la première forme :

adhérent, adhérant – coïncident, coïncidant
confluent, confluant – affluent, affluant
convergent, convergeant – détergent, détergeant
différent, différant – excellent, excellant
divergent, divergeant – équivalent, équivalant
négligent, négligeant – précédent, précédant
violent, violant – influent, influant
communicant, communiquant – vacant, vaquant
convaincant, convainquant – suffocant, suffoquant
provocant, provoquant – navigant, naviguant
délégant, déléguant – fatigant, fatiguant
intrigant, intriguant.

L’invariabilité du participe présent et les différences orthographiques entre l’adjectif et le participe, rendent indispensable de ne pas confondre les deux.

1. La forme en “ant” est participe présent quand :

elle est précédée de la négation “ne” : Il travaille seul, ne communiquant avec personne…

elle appartient à un pronominal : Ils avancent se convainquant mutuellement…
elle a un complément d’objet direct : Comparez : J’ai trouvé ces enfants remuants. J’ai trouvé ces enfants remuant leurs jouets.

elle forme le complément absolu (sujet et prédicat mais sans introducteur ni verbe conjugué) : Le hasard aidant.

– Le plus souvent, mais pas toujours, lorsque l’adverbe qui la modifie est placé après : Méfiez-vous des éléments changeant souvent.

2. La forme en “ant” est adjectif quand :

elle est attribut : Il est différent. Elle est différente.

– Le plus souvent, mais pas toujours, lorsque l’adverbe (autre que “ne”) qui la modifie est placé avant : Méfiez-vous des éléments souvent changeants.

Construction du participe présent

En principe, lorsque le participe est placé en début de phrase, cas fréquent des formules de politesse, la logique voudrait qu’il se rapporte au sujet du verbe principal de la phrase.

Sachant votre intérêt, j’ose vous proposer cette affaire.

En attendant votre réponse, je vous prie de recevoir…

Ayant relu le dossier, je pense que tous les éléments sont en place pour…

Et non:

Sachant votre intérêt, cette affaire pourrait vous…

En attendant votre réponse, recevez.

         Ayant relu le dossier, tous les éléments sont en place pour…

Le participe présent peut s’employer comme complément absolu. Il existe un sujet et un prédicat mais pas de forme conjuguée ni mot introducteur Dieu aidant, nous survivrons.

Pluriel des noms

Les noms ont un genre propre, masculin ou féminin. Une partie des êtres animés ont un genre correspondant au sexe (Un protecteur, une protectrice) mais, pour la plupart des noms, le genre est arbitraire (en cas de doute il faut consulter un dictionnaire).

Au contraire, le nombre fait partie des besoins de la communication. On utilise le singulier quand on désigne un seul être, une seule chose ou un seul ensemble – pour les collectifs (Un marin, des marins. Une pomme, des pommes. Un groupe, des groupes).

Le nombre peut concerner cinq mots : le nom, l’ article, l’ adjectif, le pronom, le verbe.

On forme le pluriel des noms en ajoutant un “s” au singulier. Cette règle, bien entendu, souffre quelques exceptions.

– Les noms en “au” et “eau” forment le pluriel en “x” (Un bureau, des bureaux. Un flûtiau, des flûtiaux) sauf : “landaus, sarraus“.

– Les noms en “eu” forment le pluriel en “x” (Un feu, des feux. Un jeu, des jeux) sauf : “bleus, pneus“.

– Les noms en “ou” forment le pluriel en “s” (Un trou, des trous) sauf : “poux, hiboux, choux, joujoux, genoux, cailloux, bijoux“.

Les noms en “al” forment le pluriel en “aux” (Un cheval, des chevaux. Un bocal, des bocaux) sauf : “cal, bal, carnaval, pal, récital, régal, festival, chacal” qui le font en “s“.

– Les noms en “ail” forment le pluriel en “ssauf : “bail, corail, émail, gemmail, soupirail, travail, vantail et vitrail” qui le font en “aux“.

Il y a également des pluriels irréguliers :

Bétail forme au pluriel “bestiaux” ;

Bétail a un pluriel bétails peu utilisé ;

Le nom composé crédit-bail forme au pluriel “crédits-bails” ;

Le pluriel corails est employé pour des objets fabriqués dans cette matière, pour la partie rouge de la coquille Saint-Jacques, du homard ;

Le pluriel travails se rapporte à l’instrument du maréchal-ferrant (en technologie, machines servant à immobiliser les chevaux ou les boeufs pour qu’on les ferre ou les soigne).

– Les noms qui au singulier se terminent par “z“, “x“, ou “s” ne changent pas au pluriel.

Le pluriel des noms composés est un domaine où règnent à outrance hésitations et exceptions. Plusieurs tentatives ont été faites par des organismes autorisés pour mettre de l’ordre et de la simplicité. Le pluriel des noms composés est réglé par le dictionnaire des noms communs, dans la grande majorité des cas, vous n’aurez pas à vous en préoccuper.

Voir aussi : Noms propres (pluriel des), Genre (pour “amour, orgue, délice…).

Pluriel des noms propres

Les noms propres représentent des personnes, des lieux géographiques, des marques déposées ou des titres d’œuvres. L’invariabilité est la règle (des Picasso, les Bossuet, etc.), mais ils prennent le pluriel dans des cas bien précis.

1. les noms de personnes qui prennent la marque du pluriel :

– les noms de familles royales, français ou francisés; (les Bourbons. Les Capets. Les Stuarts, etc.)

– les noms propres employés “génériquement” à la place d’uom commun (antonomase); (Ce sont des Harpagons = Harpagons pour avares.)
– les noms propres qui désignent des œuvres d’art. (Des Cupidons.)

2. les noms géographiques qui prennent la marque du pluriel :

– les noms désignant plusieurs pays, fleuves, etc. de même nom; (Les Guyanes. Les Amériques. Les Espagnes, etc.)

– les noms employés “génériquement” à la place d’uom commun (antonomase). (De modernes Babylones.)

En dehors de ces cas particuliers tous les autres noms propres sont invariables : titres d’œuvres ou de journaux, marques déposées, noms de famille non francisés (les Romanov), noms composés homonymes (Il existe plusieurs Saint-Sauveur).

Les pronoms personnels

Les pronoms personnels désignent:

·                     le locuteur (première personne) ;

·                     l’interlocuteur (deuxième personne) ;

·                     la personne ou la chose dont on parle (troisième personne).

Les formes conjointes (ou clitiques) sont placées à côté du verbe (Je lui parle.); les formes disjointes sont séparées du verbe (Je parle avec elle.).

En et y sont des pronoms adverbiaux (ou adverbes pronominaux). Quant à on, il est un pronom personnel indéfini: On a toujours besoin d’un plus petit que soi.

 

Formes du pronom personnel

Formes conjointes

Formes disjointes

Sujet

Autres fonctions

Non réfléchi

Réfléchi

Objet direct

Objet indirect

Réfléchi

Masc.

Fém.

Masc.

Fém.

Masc.

Fém.

1re pers. du singulier

je

me

moi

2e pers. du singulier

tu

te

toi

3e pers. du singulier

il

elle

le

la

lui

se

lui

elle

soi

1re pers. du pluriel

nous

2e pers. du pluriel

vous

3e pers. du pluriel

ils

elles

les

leur

se

eux

elles

soi

 

 Sources d’information :

Essentielle :   

– Матвіїшин В. Г. Французька мова: Підручник – К.: Вища школа, 1992. – 328 с.

 Мінералова О. І., Бей Н. Т. Методичні вказівки з французької мови для студентів І-ІІ курсів: Львівський державний медичний університет ім. Данила Галицького. – Львів, 2000.-86 с.

Supplémentaire:

 Опацький С. Є. Français, niveau débutant: Підручник для вищих навчальних закладів.-К.; Ірпінь: “Перен”, 2003.-312 с.

 

 

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